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LE TRAITÉ DES FLEURS DE LYS

appartenant au d»ic d'Orléans, les autres possessions du duc en Poitou et en Saintongc. le chAteau de Beaurain en Ponlhieu *. Il était entendu qu'au cas où le {vojet de traité n'aboutirait pas, Edouard III conserverait intacts ses droits sur la terre de Bellcviile et le comté de Gaure, comme aussi sa créance de aoo.ooo écus.

Six autres otages, les comtes de Braisneet de Grandpré, les seigneurs de Montmorency, de Clère, de Hangest et d'Andresel, étaient admis au bénéfice du traité. Ils recouvreraient également leur liberté, le roi d'Angleterre devant retenir à titre de garantie, autre les chatellenies déjà engagées par les u princes des fleurs de lys », celles de la Rochesur-Yon - en J^oitou, de Dun-le-Roy i ôt d'Ainay-lez-Dun-le-Roy * en Berry, dont il percevrait les revenus jusqu'à concurrence de 5.ooo florips.

Certaines clauses de la convention n'intéressaient que le roi de France. Ainsi, il était réglé que le paiement de chaque annuité de Aoo.ooo écus se ferait par moitié à Pâques et à la Toussaint. Rien n'était oublié enfin pour obtenir de Jean 11 le dessaisissement complet et sans réserve, qu'avaient prévu les négociateurs de Calais et qu'attendait Edouard III :

« Item, seront baillées les lettres de renonciation pourparlées, tant sous les sceaux du roi de France, come de tous ses fils, et que en icelles lettres soit contenu qu'elles sont passées du consentement exprès des pairs, prélats et communes du royaume de France.

« Et seront aussi renouvelées et baillées au roi d'Angleterre toutes les lettres du bail et du transport des pays jà baillés et à bailler au roi d'Angleterre parmi la paix, en la même forme qu'elles étaient faites devant, qléc [a clause dernière sur ta rétention du ressort, et que en icelles lettres soit expressément compris transport de la souveraineté et du ressort.

(( Et que le roi d'Angleterre et ses enfants feront semblablement auteles renonciations, sur ce qu'il doit faire de sa partie ».

Il est donc certain qu'Edouard III ne s'est jamais mépris sur l'importance des renonciations. A la fin de 1362, il voyait fort bien que

I. Bcaurain-Cbâteau, c"* de Beaurainvillê ; Pas-de-Calais, arr' de Moiitreuil sur Mer. -

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