‹ Histoire de CharlesChapitre 239 sur 301 · endée ; ch.-I. du dép · texte numérisé non relu

endée ; ch.-I. du dép

3. Dun-sur Auron ; Cher, arr' de Saint-Amand-Monl-Rond, ch.-l de c'°.

4. Ainay-lc Vieil ; Cher, arr' do Saint-Amand, c°° de Sainl-Amand-Mont Rond.

34 a FIN DU RÈGNE DE JEAN II

leur omission créait un péril ou cachait un piège, enco.re qu'il eût besoin d'être éclairé sur la portée de ces expressions : la souveraineté et le ressort. Il écrivit au chancelier de Normandie, Guillaume de Dormans, pour avoir de lui des explications qu'il sollicitait avec une confiance presque naïve. La réponse qu'il reçut serait curieuse à connaître. Vraisemblablement, G. de Dormans s'est appliqué et a contribué à endormir la vigilance du roi, qui n'est revenu sur la question des renonciations que lorsqu'il était trop tard *.

On remarquera comme une particularilé intéressante la volonté, marquée par Edouard III.de soumettre à la ratification des trois Etats du royaume Tun des principaux articles du nouveau traité.

L'approbation de Jean II avait été réservée, mais il était à prévoir qu'il la donnerait avec son manque de clairvoyance habituel. Le 26 janvier i363, il mandaitii Edouard HI qu'il acceptait l'accord conclu avec les princes. Il lui demandait seulement de substituer au comte de Grandpré, aux sires de Glère et d'Andresel, qui devaient être délivrés sous les conditions que l'on connaît, trois autres otages : Pierre >d'Alençon, le comte-dauphin d'Auvergne et le sire de Goucy '. Lé roi d'Angleterre n'ayant point consenti à cette substitution, Jean II. n'insista pas et donna son adhésion pure et simple à la convention '^. 11 semblait donc qu*ellc dut s'exécuter sans difficulté ; on le crut longtemps et plusieurs actes d'Edouard 111 témoignent de cette persuasion *.

1. AYxh. nat,, J, 64 1, n» iS"" (8 déc. iSôa) : « ...et si voudriens nous bien estre enfermez de touz les cas qui appartenent a ditz souverainetés et resort, à fyn qe, les dites renunciacions faites, nous à l'oneur de Dieu et au profit de nous et de noz subgiz puissons ôrdener du souverainetée et resort desusditz. Par quoi nous vous prions, si chciement côniiiie nous poons, qe vous nous veullez sur ce conseiller et vostre avys ent nous escrivre par voz lettres et le dire à nostre amé conseiller Guilliam de Seriz, chivaler, à qi veullez croire de ce q'il vous dtrra sur ce de par nous.. »

2. Rymer, 111, a* p., G85.'LiUera régis Franciae super tractatu de liliatis dominis liberandis et pro mora obsidum elonganda (Villeneuve lez-Avignon, 26 janvier i363. — Lettre close). Le traité fut ratifié par le Roi « en sort conseil » le 3o janvier i363, avec la modification demandée à Edouard III (Arch. nat., J. 6/ii, n" i!t).

3. Uymer, 111, 2' p , 69/j (Villeneuve, i3 mars i363). Lettre de Jean 11 au roi d'An gleterrc.

Ibid. (Villeneuve, 16 mars). Lettre aux ducs d'Orléans, d'Anjou, de Berry et de Bourbon, les informant qu'il ratifie le traité purement et simplement. — Même date. Lettre au comte de Braisne, au sire de Hangest, à Jacques le Riche, à Jean de Vernon, ses commissaires en cette partie (pour le fait de l'exécution du traité).

4. Rymer, 111, a* p., 639. De castris ad opus régis recipiendis (18 fév. i363). Edouard III à Chandos. 11 lui mande de se mettre en possession des terres et chi-

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