Ibid., ia
fi. G. Guigne, Les Tard-Venus en Lyonnais, Forez et Beaujolais, Lyon, 18G, in-8° p. 33-34.
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anglais incendie Monlbrison et vers la nnêmc époque saccage l'abbaye de N albenoîle, près de Saint-Elicnne *. 11 ne poussera pas plus loin la diversion (pii lui a permis de dégager ses lieutenants Ce n'est pas qu'il s'inquiète beaucoup de la résistance qui s'organise autour de lui, quoique le jeune comte de Forez et le bailli de Mâcon commencent à le serrer de fort près. Le péril est ailleurs. L'Auvergne est sous les armes. La noblesse du Languedoc elle-même s'ébranle pour barrer à rcnvaliisseur le chemin du Midi. Toute liaison est perdue avec Calveley, qui s'est enloncé juscprà Issoire, et, posté à quelques lieues delà ville, à Nescher, épie l'occasion de prendre sa revanche, d'une première atta([ue où il a échoué -. Entre temps, des détachements anglais isolés ont peut-être atteint Murât 3. Knolles revient donc rapidement sur ses pas, avec l'ennemi à ses trousses, mais sans que personne ose lui couper la retraite sur Pont-du-Château ^.
Ayant réussi ainsi à rallier les bandes de Jean Waldbouf et de Jacques Wyn, il se hâte d'opérer sa jonction avec Calveley. Le danger qu'avait fait courir aux Anglais la division de leurs forces se trouvait conjuré par cette concentration rapide et heureuse, mais il leur fallait renoncer à pousser plus avant ^. Knolles n'a désormais d'autre pensée que de se frayer un passage à travers les ennemis qui bientôt vont l'entourer de tous côtés et de revenir à son point de départ, c'est-à-dire en Bretagne. Qu'il réussît à éviter toute rencontre, c'est ce dont il ne pouvait guère se flatter. Un jour du mois d'août — on ne saurait préciser davantage — les deux armées se trouvèrent en présence. Ce n'était pas « à l'entrée de la province, entre la Double et la Sloule, sur les confins du Cher, comme le disent les historiens de la province, mais à une centaine de lieues de là, du côté opposé... au sud d'issoire, entre celle ville, Blcslc, Massiac, la rive gauche de l'Allier et les premiers contreforts des montagnes des cantons de Besse et d'Ardes )> ^.
Le contact fut pris entre les deux armées, mais sans qu'elles en vinssent aux mains. Pendant toute une journée, elles restèrentà s'observer, trompant la monotonie de l'attente par des escarmouches, des com-