‹ Histoire de CharlesChapitre 26 sur 301 · Froissart, V, iôq · texte numérisé non relu

Froissart, V, iôq

'i. Ihid. — Nogenl-bur Seine ; Aube, ch. I. darr' ; Pont sur Sciric ; Aube, arr' et c" de Nogent.

EUSTACIIE I)'\intRCIllCOURT /| I

d'une noble daine, la pniprc nièce de la reine d'Vn^lelcrrc, Isabelle de Jnliers, la Neuve du comte de Kent '. Emerveillée de ses exploits, elle lui envoie tles liarpienées, des coursiers, et surtout des déclarations passionnées, cpii surexcitent juscpi 'à la témcrit(' l'ardeur. d'iMislache et le poussent de plus en plus aux o belles entreprises » -. Peiil-èlre en vient-il à oublier toute prudence ? Toujours esl-il (pie la fortune le trabit au moins une Ibis. Le :i3j»iin i35(), il fut battu et l'ait prisonnier, au combat de Nogent-sur-Seine, par les contingents réunis de révoque de Troyes, des comtes de \ audémont et de Joigny, de Jean de Chàlon et d'un cbevalier lorrain, Brocard de Fénélrange, (pie le dauphin avait pris à sa solde •^.

Sa captivité fut de courte durée. Keslées sans chef, les garnisons anglaises de la Champagne se cotisèrent pour payer sa ran(;on qui avait été fixée à vingt-deu.K mille francs d'or ''. Des qu'il eut été rendu à la liberté, il reprit la guerre de partisans cpii lui avait si bien réussi et qu il savait rendre fort lucrative. Solidement établi à Attigny, sur l'Aisne ^, en possession de (piantitéde petites forteresses situées dans les environs, il lit avec un succès croissant le trafic des châteaux dont il s'emparait pour les revendre à beaux deniers comptants. Plusieurs marchés de cette sorte furent conclus par lui en i3Go''*. C'est Ic^q septembre de cette même année qu'il mit le sceau à sa fortune, en épousant à Wingham, dans le comté de Kent, Isabelle de Juliers, éprise de

I. Froissorl. V, i5<j-i6u; — Froissarl la dcsij,'iic ainsi : « ... Mailaiiic Vsabcl de Jullcr>, (illc jadis au coiilc do Juliers, de l'une des lillos le ((Hile de llaynau ; elestoit la royne d'Enfzk'lcrre son anle ; laquelle eut en >a jonece espousé en Enj^leterre le conte de Kei.l. mes il luorut joues. »

Klle élail lille du uianjuis de Juliers. (Juillauuie V. et de Jeanne de llainaut, lille elle-inèine du couili. (Juillaunie I. le beau lière île Philippe de Valois, el sœur par consé<iuenl d«; la reine d'AiiiiIcltMie. Klleaxait épouse Joan de WoodsUjek, comte de Kent, second lils d'l''dniond, Toiiclc d'Edouard III. décapilé eu i'.^-\). ('.e cunile de Ket>l mourut jeune, en elTet, en i'o'y, à rà;,^; de i t ans. >;ins laisser de poslérilé. Sa su.'ur .Jeanne IManla;ienet, <pii lail son lirritière, porla le comté de kt-nl dans la t'ariiille de >on premier mari, 'l"li<^ma?*- llolland. (Elle épousa en secondes noces son cousin le l'rin«e .Noir.) Voy. liejtz : Mrtiioriuls of tlo- (Jurlcr, [i. '.").!. — i\(UiunaL lii'f'jraitliy ; IIoi.l\m> (Th'jinns/, KtM yEdinaiol of Wuodsloi.lx, cari of).

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