‹ Histoire de CharlesChapitre 264 sur 301 · I. Gr. Chron., VI, ikô · texte numérisé non relu

I. Gr. Chron., VI, ikô

a. Lettre à l'échevinage d'Ypres (11 juillet i358).

3. Froissart, Chron. , IX, 127 : « Li rois Charles de Franche, qui pour che lamps resgnoit... tous quois estans en ses cambres et en ses déduis... reconqueroit ce que si predecisseur avoient perdu sur les camps la teste armée et l'espée en le main... »

4. îhid. « Li rois Charles de Franche... si com poés savoir par ses œvres, fu durement sages et soutils, et bien le monstra tant comme il vesqui... »

5. Froissart, Chron., IX, a68 : « Li rois Charles de France qui [regnoit] pour ce temps... comme sages el visseux que il estoit etc. ».

G. Gr. Chron., VI, 37J-275.

7. British Muséum, Cotton., Caligula. D. 111, n° 170. Lettre d'un ageni anglais à Edouard III (i3G6). - Document publié par Kervyn de Lettenhove, Froissart, t. XVI II, p 5o3-5o5, et inexactement rapporté à l'année 13C9.

a4 mars i35^, Valence.

Lettre de Pierre IV, roi d'Aragon, à Jean II, en faveur du roi de Navarre, après l'assassinat du connétable Charles d'Espagne.

(Arch. de la Couronne d'Aragon, Reg. ii46, fol. 38. — Minute, papier.)

{( lllustri ac magnifico principi Johanni Dei gratia Ffrancie Régi, consanguineo noslro carissimo, Petrus Dei gratia Rex Aragonum etc. salulem et prospères ad vota successus. Serenissime princeps, mortis Caruli de Ispania casum infortunatum audivimus displicenter, cu[jus] prelextu cclsiludo \estra contra iJlustrem Regem Navarre, velut delatum [re] ipsa *, ut nobis innotuit relatione fidedigna, aliquantulum mota fuit; de quibus, inspectis et consideratis sanguinis debito [et dilectionis] afPectu quibus idem Rex nobiscum ad invicem astringitur, displicencie maleriam assumpsimus vehementem. Quare, Rex fnclite, cum inter vos et ipsum, attenlis premissis et aliis que affînitatem ulriusque concernunt, sicut scitis, dissensionis materia occasione premissa seu alla, oriri non debeat ullo modo, magnificenciam et affinitatem veslram nobis caram affectibus desideratis et attente deprecamur quatinus vestri honoris intuitu et contemplacione serviciorum per dictum Regem illustrem et ejus predecessores vobis [vestrisque] antecessoribus longevis temporibus impensorum, Serenitas vestra apud ipsum Regem misericordiler pocius quam rigorose se habere dignetur. Hoc enim noslris affectibus ad specialem et signalam gra[ciam] ascribemus. Dalum Valencie sub nostro sigiilo secreto XXIIlI^die martii anno a Nativilate Domini MoGGGoLo quarto ».

I. La lecture des deui derniers mots est très douteuse, par suite d'une déchirure du papier.

II février i356, Paris.

Lettre du dauphin aux consuls de Montpellier pour leur annoncer

sa pt^chaine arrivée.

(Arch. commun, de Montpellier. Fonds du Grand Gharlrier, D XIX. — Original,

parchemin ; lettre close.)

u De par le duc de Normendie et dauphin de Viennois.

u Noz chérs et feaulz consulz de Montpellier. Nous vous certifions en vérité que nous sommes prest et appareilliez à partir hastivemcnt et aler devers vous, à grani nombre de bonnes gens. Pounjiioy, à l'aide de Dieu, de vous et de tout le païs, nous serons plus fors que noz anemis, et desja avons fait deçà nostre comonce et envoyons hastivement nostre mareschal par delà pour faire ses appareuls, afin que tout soit prest quant nous serons par delà. Et aussi y envoyé Monseigneur de ses gens pour le fait dessus dit. Ponrquoy nous vous prions bien acertes que vous vous confortez, comme bonnes gens et sages, et vous maintenez en vostre bonne loiallé, si comme fait l'avez jusque^ à ores, et ne vous doublez mie, car vous serez bien secouruz et bien briefment, à l'aide de Dieu. Donné à Paris le xi' jour de février ».

Petit sceau de cire rouge, écarlelé de France et de Dauphiné. Sur la queue de parchemin : « A noz bien amez les consulz de Montpellier*)). — Sans indication de la date dé réception.

16 février i356, Paris.

Lettre de Jean II aux habitants de Montpellier, pour leur annoncer Varrivée prochaine du dauphin, et aussi celle de deux conseillers royaux, l'évêque de Nevers et Jean Chaleniard, président au Parlement, chargés de provoquer Voctroi d'un subside.

(Arch. commun, de Montpellier. Fonds du Grand Chartrier, D. XIX. - Original,

parchemin ; lettre close.)

« De par le Roy, « Noz très chiers et bien amez. Nous avons très grant compassion des meschiés, dommaiges et oppressions que vous et noz autres bons

et loyaux subgiez avez soutTcrl et soiifTrez de noz ennemis. Et, pour, ce que nous desirons que bon et brief remède y soit mis, avons ordené que noslrc 1res ame/ filz le dalphin de Viennois et duc de Normandie aille par devers vous pour vous et le pais délivrer, à l'aide de Dieu, de noz diz ennemis. Mais vous savez que ceste chose ne se peut faire senz grant mise Si envoions ou dit païs noz amez et feaulz conseillers l'cvesque de Nevers et maistre Jehan Chalcmard, président en nostre parlement, qui vous diront plus à plain nostre cntention sur ce. Si les veiJhez croire de ce que il vous diront de par nous et faire tele aide, en ceste besoigne, que nous vous en doions savoir trcs bon gré, et que, à l'aide de Dieu et de vous, elle puisse estre mise à bon effect, à l'onneur de nous et de vous et profit du païs. Donné à Paris le xvi' jour de février ».

Fragment d'un petit sceau de cire rouge.

Au dos : (( Recepta die xiii marcii MGGG LV ».

17 mars i356, Saint-Germain-en-Laye.

Mandement du duc de \orniandie à son trésorier. Recrutement de gens d'armes dans le donitéde Bourgogne, et « ailleurs, hors du royaume », pour accompagner le prince dans son voyage de Languedoc.

(Bibliothèque natioDalc, Porlcfcuillcs de Fonlanieu, 8i-8.t, fol. 282-283. — Copie d'après un original, dont la provenance n'est pas indiquée.)

(( De par le duc de Normandie, dalphin de Viennois.

« Nostre Trésorier. Nous vous mandons et estroitement enjoignons que, lantost et senz delay, vous bailliez et délivrez à nostre aîné et féal lesiredeRey* cent cinquante deniers d'or à l'escu.que nous lui avons ordené pour faire ses despens, en assemblant et faisant venir par devers nous, pour nostre présent voiage es parties de la Langue d'oc, certain nombre de genz d'armes, tant du Gomté de Bourgoigne, comme d'ailleurs dcliors du royaume, et gardés, toutes excusacions cçssans, que en ce n'ait aucun deffaut. El par rapportant ce présent mandement et lettres do recognoissanre du dit sire de Rcy, nous voulons ladite somme estre alloée en voz comptes par nos amez et feauls les gens de

I. Gautier, «iic de Ray, avait élé ^^ardicn du Comté de Bourgogne. (Ernest Petit, Hisl. des ducs de Bounjognc, IX, iV). — Ray-sur-Saônc ; Ii"-Ï5aône, arr' de Cray, c " de Dampicrre-sur-Salon.

nos Comptes, senz aucun contredit. DonnéàSaint-Germain-en-Laye,le xvii' jour de mars l'an M CGC cinquante et cinq.

Par Monseigneur le duc, Tourneur. )^

18 mars i356.

Quittance dt Gautier de Ray à Jean Baillet de la somme de 150 deniers d'or à Vécu, portée dans le mandement du 17 mars. — Mention du « voyage de Gascogne )).

(Bibl. nat., P. O. 2^69, d. 55.537, n° 3. — Original, parchemin.)

« Saichent tuit que nous Gautier, seigneur de Rey, chevalier, confessons avoir eu et receu de Jehan Baillet, trésorier de Mons. le duc de ■ Normendie, dalphin de Viennois et conte de Poitiers, la somme décent cinquante deniers d'or à l'escu, pour les despens que nous avons faiz et ferons en assemblant et faisant venir certain nombre de gens d'armes du conté -de Bourgoigne, et d'ailleurs de hors du royaume, par devers Mons. le duc pour aler avecques li ou présent voyage de Gascoigne, des quiex cent cinquante deniers d'or à l'escu nous quittons Mons. le duc, son dit trésorier, et touz autres à qui quittance en puet et doit appartenir. Donné souz nostre seel le xviir jour de mars l'an de grâce mil GGGL et cincq )).

Sceau de cire rouge sur simple queue de parchemin (rais d'escarboucle d'e 8 bâtons fleurdelisés).

25 mars i356, Le Vaudreuil.

Programme et devis des a ouvrages de peinture », que Jean Coste devra « parfaire » au château du Vaudreuil, conformément aux instructions du dauphin et sous la direction de Girart d'Orléans.

(Bibliothèque du château de Chantilly. Papiers de Gondé, série J, t. I, fol. a. —

Original, parchemin) *.

(( C'est l'ordenance de ce que je Girart d'Orliens ai traitié à fere par Jehan Coste, ou chastel du Val de Rueil, sur les ouvrages de pointure

1. Copie communiquée par M. Léopold Delisle. — Ce document, très intéressant, a été plusieurs fois publié, mais jamais d'une façon très correcte.

qui y sont à parfaire, tant en la sale comme ailleurs, du commandement Mons. le duc de Normandie, l'an de grâce mil CGC cinquante et cin(|, le jour de la Noslre-Dame en mars.

Premiereujcnl, pour la sale assouvir, en la manière que elle est commenciée, ou mieux : c'est assavoir parfaire l'ysloire de la vie Gesar, et au dessouz en la derrcniere liste une liste de bestes et d'images, einsi comme elle est commcnciée. Ilem la galerie à l'entrée de la sale en laquelle est la cha[ce?j parfaire einsi comme elle est commenciée. Item la grant chapelle, feie des ystoires de Nostre Dame, de sainte Anne et de la Passion entour l'autel, ce qui en y pourra estre fet. Hem pour le dossier ou table dessus l'autel m hystoires, c'est assavoir ou milieu la Trinité et en l'un des costez une hystoire de Saint Nicolas et en l'autre de Saint Loys, et au dessouz des hystoires du tour de la chapelle, parfaire de la manière de marbre einsi comme il est commencié. Item l'en- Ireclos, qui est ou milieu de la chapelle, estanceler et noter de pluseurs couleurs estancellées. Hem^ l'oratoire qui joint à la chapelle parfaire, c'est assavoir le couronnement qui est ou pignon avec grant quantité d'angres, et l'Annunciacion qui est à l'autre coslé. Et en vu archez qui y sont vu ymages, c'est assavoir en chascun archet un ymage, et les visages qui sont commenciez parfaire tant de taille comme de couleurs et les drapsdiaprez noter et parfere. Et une pièce de merrien,qui est au dessouz des archez, armoier de bonne armoierieou de chose qui le vaille. Et touches (5fcj ces choses dessus devisées seront fêtes de fines couleurs à huile et les champs de fin or enlevé, et les vestemens de Nostre Dame de fin azur, et bien et loialment toutes ces choses vermissiées et assouvies entièrement sans aucune delTaute. Et fera le dit Jehan Goste toutes les oeuvres dessus dictes et trouvera toutes les choses nécessaires à ce excepté huche à ardoir et liz pour hosteler ly et ses gens, en la manière que l'en ly a trouvé ou temps passé. Et pour ce faire doit avoir six cens moulons des quiex il aura les deuz cens à présent sur le terme de Pasques, et deuz cens à la Saint Michiel prochainement venant et les autres deuz cens ou terme de Pasques aprez etisuiant.

Accordé et commendé par Monseigneur le duc de Normandie au Val de Rueil, le xxv' jour de mars l'an MGGGLV.

J. Marueil ».

Trace d'un sceau en cire rouge plaqué en regard de la date.

'$'j6 PIÈCES JUSTIFICATIVES-

25 mars i356, Le Vaudreuil.

Mandement du dauphin à son trésorier de Normandie, Jean Baillet, de payer à Jean Coste six cents florins d'or au mouton, en trois termes, pour l'achèvement des peintures à Jaire au château du Vaudreuil.

(A.rch. de Chantilly. Papiers de Gondc. Série J. t. I, fol. 3. — Original parchemin » .)

(( Charles ainsné filz du roy de France, duc de Normandie, dauphin de Viennois et conte de Poitiers, à nostre amé et féal trésorier, salut et dileccion. Gomme nous aiens fait aviser et viseter l'ouvrage des pointures, faites et à faire en nostre chastel du Val de Rueil, par Girart d'Orliens, peintre et huissier de sale de nostre dit seigneur et le nostre, les queles nous voulons estre parfaites le plus tostque l'en pourra, et Jehan Goste, peintre, qui a fait les dictes pointures, ait promis et acordé à les parfaire en certaine manière, et quérir tout ce qu'il y faurra pour la somme de six cens florins d'or au mouton, que il en doit avoir de nous à certains termes, c'est assavoir deux cens moutons d'or à présent sur le terme de Pasques prochaines venans, autres deux cens moutons à la Saint Michiel, et les deux autres deux cens moutons à Pasques ensuians, si comme il vous pourra plus à plain apparoir par une ccdule faite sur ce à nostre commendement par le dit Girart, et de la voulenté et consentement du dit Jehan Goste, scellée de nostre seel secret, et liquelz Jehans se doit obliger, sous le seel du vicontc du Pont de l'Arche, à parfaire les dictes pointures, selons le contenu de la dicte cedule, de laquelc yccli Jehan a copie. Nous vous mandons et commendons que, veue ycele cedule et ces présentes, vous paiez au dit Jehan Goste les diz six cens florins d'or au mouton, ans diz termes, ou vous l'en assignez en tel lieu, et especialment lantost des diz premiers deux cens moutons, qu'il en puist estre paiez pour achever ce qu'il li faudra pour son vivre et de ses gens et pour or, couleurs et autres choses, nécessaires à parfaire les dictes pointures. Et ce faites en tele manière que par vostre dell'ant ycellcs pointures né soient relardées. Et nous mandons à noz amez et feaulz gens de noz comptes qu'il allouent es vostres les diz six cens moutons ainsi paiez, non contrestant quelconques oïdenances contraires. Donné au Val de Kueil, le xxv'jourde mars, l'an de grâce mil CGC cin(piante cinc.

Par Mons. le duc : J. Mareuil ».

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