‹ Histoire de CharlesChapitre 281 sur 301 · C , P. . apparent Kervyn de L. appercut · texte numérisé non relu

C , P. . apparent Kervyn de L. appercut

sur ce certaine rumeur enlre euls, car ils advouaient le dit roy, et nos- Ire bon peuple nous vouloit avoir et requeroit selon la paiz qui avoit esté faicte. Kt pour cesle rumeur, par la grâce de Dieu et senz nostre sceu, le dit peuple avec noz diz amis se esmut contre le dit prevost et noz autres traitres, et mist à mort, en la place, le dit prevost et six autres de noz traîtres, et les autres prindrent jusques au nombre de XXII ou environ. Et encore en y a à prendre des quelx trouver et prendre nostre dit peuple est encore en paine et en cerche. Et ces choses faictes, le dit peuple et noz bons amis et subgiez de Paris envoicrent par devers nous à Meaulx, en nous suppliant qu'il nous pleust venir hastivement en la dite ville, comme leur bon seigneur, et pour euls secourre et deffendre contre les diz roy et Anglois.

Si mcrciasmes Nostre Seigneur Jhesn-Crist, qui avoit jugé nostre partie la meilleur, et qui senz nostre sceu et senz domager autres que noz diz traitres, nous avoit mis en noz mains noz diz traitres et ndus avoit renduz les cuers de noz bons subgiez, qui par la fausse suggestion et mauvaise induction des diz roy et traitres avoient esté desvoiez. Etvvenismes tantost en la dite ville et y entrasmes en très grapt compaignie, malgré les diz roy et Anglois, et y fusmes si très honorablement, grandement et de bon cuer receiiz, comme prince oncques ne peust estre en ville recceuz. Et depuis que nous y fusmes venuz, des traitres qui ainssi ont esté pris, nous ayons fait faire justice des aucuns et aucuns en sont encore en prison, aus quelx nous ferons faire justice et raison. Et ceuls que ainssi avons fait justicier, c'est assavoir : Pierre Gilles, Gille Caillart, chastellain du Louvre, Josseran de Mascon, Charles Toussac, Jehan Godart, Pierre de Puissieux, Jehan Prevost, Pierre le Blont et Jehan Bonvoisin, ont confessé devant tout le peuple, et Thomas de Ladit *, chancellier du dit roy, a confessé senz force et senz contrainte, de sa bonne volenté, devant nous et noz amez et feaulx le duc d'Orliens, nostre oncle, le connestable de France, nostre cousin, les seigneurs de Saint-Venant, de Meullent, de Garencieres "^, de Vinay, noz conseilliers, et mess. Adam de Meleun et Jehan de Groullée, noz chambellans, et devant plus de x\\ bourgois de la ville de Paris, que, depuis que le connestable de France fu tuez par le dit roy, il ne finerent ^ ne cessèrent de machiner la mort et desheritemcnt de Monseigneur, de nous, de vous, de noz autres frères et de nostre dit oncle, et de penser, c'est assavoir le dit

I. G. ; Thomas de la dite chancellerie. Corrigé par Perrens. a. C, P. : Gavencières.

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