Knightoa, Chronicon, H
glelerre, OÙ sa venue semblait présager la conclusion imminente d'un traité de paix '. Espoir prématuré, car, plus de trois mois s'écoulèrent, sans qu'un résultat appréciable eut été obtenu. 11 est possible que, d'un côté tout au moins, le désir ne fût pas très vif encore d'arriver à une entente. Le 27 novembre de cette même année, Innocent VI presse Edouard III, avec une insistance quelque peu inquiète, de faire aboutir les pourparlers engagés depuis si longtemps. II se plaint de retards qui rendront vains tous les efforts tentés jusque-là, et il est visible que les causes de ces délais, sur lesquelles il garde le silence, redoublent ses appréhensions 2.
Ces prières furent-elles écoutées? Des circonstances inconnues de nous eurent-elles raisons de l'indécision ou du mauvais vouloir du monarque anglais ? On l'ignore. Ce qui est certain, c'est que les négociations étaient, au commencement de 1 358, en très bonne voie. Elles avaient pris un tour si favorable, que le chancelier et les membres de la mission française, envoyée en Angleterre au mois d'août de l'année précédente, revinrent à Paris, pour communiquer au dauphin le projet de traité, arrêté par les conseillers des deux rois, et dont l'adoption définitive ne paraissait plus douteuse^. Ils ne revinrent pas seuls. Jean II avait cru nécessaire de leur adjoindre les comtes de Vendôme et de Ventadour, le seigneur de Derval, le sire d'Aubigny, sénéchal de Toulouse, prisonniers depuis Poitiers'*, et le sénéchal d'Anjou, Jean de
1. Rymcr, III, i'* p., p. 368 : « De condiictu pro consiliariis advcrsarii de Francia ». — Voy. t. I, 3'(7 et n. 5.
Le notaire royal (sccretarius ejusch'in adversarii) ciAil Mathieu Guchery, dont le nom a souvent été déformé (G uUcr y, dans Rymer, Guchery, dans Oct. Morel, La Chancellerie royale, p. liÇjO).
L'évêque de l.cctoiire fut également mêlé aux négocialions pour la paix. Voy. RynYcr, 111, i" p., p. o:)S (iC juin i3r)7) -."a Pro episcopo,Lcctorensi super tractalu pra'faléj.-. rum Pclrus, cpiscopiis. Lectorcnsis in rcgnum nostrum Angli;p, pro pacis trartalu Kiter nos cl ad\ersariuni nostrum Franciu' in proximo sit venturus ». — Ihid., p. 36iJk : Pro episc. Lectorcnsi, de conductu (iG août, m. a.) : « ... cum Petrus, episc. Lectorcnsis, d<! partibus Franci.p, qui nuper in rcgnum noslrum AngliîP, pro tractalu, inler nos et adversariuni noslrum Franciie habito, de licenlia nostra vcniebat, jam sit ad propria rcditurus ac exinde in Angliam itcrum reversurus... ».
2. Rymer, 111, i" p , p. 38'i. Innocentii V! papsr ad regem, pro pace, cumulal.Tn cxliorlalioncs (Avignon, 5 kal. déc. anno 5°:= 27 nov. i357) : « ... Sed quia ncgotium ipsum, inimico gcncris Iiumani facicnte, sic pernitiose protrabitur... ».