‹ Histoire de CharlesChapitre 50 sur 301 · Voy. ci-après cli. m · texte numérisé non relu

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4. Gr. Chr., VI, i5i : « ... fu faicle une convocacion à Paris de genz d'église, de nobles el de bonnes villes... »

5. La lettre de convocation aux habitants de Montpellier, dont il va être question, Cil datée du j't a\ril.

LE SECOND TRAITÉ DE l.ONDKES 85

eux », capables de bien conseiller le régent et ayanlde pleins pouvoir& pour engager leurs commellanls. Ils étaient attendus « dans le nnois de PAques », et même un i)ru avant l'expiration de ce délai, puisque leur réunion avait été fixée au 19 mai. Le temps pressait, car il fallait que la réponse du dauphin fut connue en Angleterre avant la fête de la Pentecôte (9 juin) '.

Au jour indiqué (19 mai), un très petit nombre de députés seulement se Irouvèrent réunis à Paris, soit que les mandements de convocation eussent été envoyés Irop tardivement, soit (|ue la majeure partie de ceux auxquels ils étaient adressés n'eussent pas osé traverser des provinces infestées par les Compagnies. Les Grandes Chroniques font remarquer à ce propos que « les chemins étaient moult empêchés des Anglais et Navarrais. qui tenaient forteresses en toutes les parties par Icscpielles on pouvait aller à Paris ». Elles ajoutent qu'on ne redoutait pas moins « les pilleurs qui tenaient les forteresses françaises, qui ne faisaient guère mieux que les Anglais 2 )>.

1. Aroli. comm. de Montpellier. Fonds du Grand Cliartrier. D. XIX. Original, parchemin. - Piibl. par A. Molinier, d'ajirës la copie de D. Pacolte (Bibl. nal., La,tin 9176, fol. Si.")) au tome \, col. ii55 ii56, de la nouvelle édition de VHist. du Languedoc (Paris, 3/j a\ril i35(|). a De par le Rcgcnt le royaume, duc de Normandie cl dalphin de Viennois. — Chers et bien amcz. Nous avons receu lettres et messages solotniez de Monscigne«ir sur le Iraiclic et accort final d'entre lui et le Roy d'Englelerre, et pour ce ([ue nous vous avons tous jours trouvez bons subgiez et loyaulz, et sans ^oslre bon conseil ne voudrions faire responsc de si grant fait vous prions tant accrlcs et de cucr, comme nous plus povons, et néanmoins mandons sur toute l'amour, alTeccion et loiaulé que vous avez et devez avoir à nostre dit seigneur, à nous cl à la coronne do France, que \ous élisiez, d'entre ^ous, deux, trois ou quatre de \<)us,(les plus soiiffisans. notables, saiges et convenables, et en qui vous aiez toute hancc de nous loiaiunont conseiller en cesle partie, et qui aient toute puissance de faire, consentir pour vous tout ce que vous pourriez faire louz ensemble, et en telle manière (pi'il ne les convicngnc pas retourner devers vous pour avoir voslre avis, quar il nous convient l'aire responsc précisément dedans la Pcntecostc prouchainemotil venant, et yceulx cnvoicz par devers nous à Paris dedans le jour du moys de Pasques, qui sera le xi\' jour du moys de may prouchain, à la quelle journée nous mandons |)our ceste cause pluscurs des prelaz, barons et bonnes \illes du dit royanino... » Pàipics tombait en i35«i le 21 avril. Il faut donc interpréter les termes du mandenu'iit relatifs à la date de la convocation comme s'il y avait : avant Vexpiration du mois de Pâques, soit le IW jour de mai.

La lettre du régent ne par^inl à Montpellier que le 16 mai.

2. (ir. (Jinm., VI, i52 : « A la quelle journée vint po de gens, tant pour ce que l'en le fisl ya>oir lait, c( nime pour ce que les chemins esloicnt moult empcschiez des Anglois elNa^arrois,flui tcnoient forteresces en toutes les parties parles quelles l'en poxoit aler à Paris; et aussi pour cause des pilleurs qui tcnoient forteresses

En conséquence, la réunion annoncée fut dilTérée de jour en jour jusqu'au a5 du même mois, qui était un samedi *. Elle se tint au Palais Royal,, et, par une dérogation qu'expliquait suffisamment la gravité des circonstances, « tout le peuple » eut communication du Iraité, dont l'acceplalion ou le rejet allaient être soumis aux délibérations des Etats -. A cet effet, le régent en fit lire le texte, dans la cour même du Palais, par Guillaume de Dormans, avocat du Hoi en Parlement ^. Les conditions auxquelles Jean 11 avait souscrit étaient de telle nature, qu'elles parurent exorbitantes à tout le monde. 11 n'y eut qu'une voix pour les repousser ^.

Froissart prête aux représentants des trois ordres un fort beau langage, auquel on ne saurait, quoiqu'il en coûte, accorder pleine créance, car le brillant chroniqueur a vraiment accumulé trop d'erreurs en parlant du traité de Londres. Les députés auraient répondu unanimement aux a messagers » de Jean 11 o qu'ils avaient plus cher à endurer et porter encore le grand méchicf et misère où ils étaient, que le noble royaume de France fût ainsi amoindri et défraudé, et que le roi

françoisci", qui ne faisoient gucres micuix que les Angloiz. El en cstoil tout, le royaume si semé que l'en ne povoit alcr par pais. » Suit le détail des forteresses qui bloquaient Paris.

ï. Gr. Chr., VI, i.ôa :« La quelle journée du xi.v' jour lu continuée de jour en jour en aclcndant plus de genz jusqucs au samcdy otjsuyvanl, xxv' jour du dit moys. »>

2. Ceci a\ail été mis en délibération la veille (2A mai) et décidé à l'unanimité des membres du Conseil, réunis dans la Chambre des Comptes. Deux extraits pris par Menant dans le iVîemorial C, fol. 353, 267", nous ronseif^nent à cet égard : « Die ai maii iS^q Predictus Iractatus et ordinatio, siffillatus (sic ." sigillata) sigillo régis Anglie duntaxat, prout supra proximoscribitur, fuerunt Iccla a principio usque ad (inetn in caméra conipotorum, quibtis Uclis deliberatum fuit per consiUum utrum predicta dcbcant cxliiberi et publicari cl quibus.Dclibcracioetdelermifiacio cl opinio plena concilii et unanimis. Accordatum quod omnibuscrant exhibenda ct[)ublicanda, quod omncs langcbanl. » (Suixcnl les noms des consoillers présents). — Note analogue, plus brc\c, quelques reuillcts plus loin : « Dcliberacio consilii super Iractalu pacis missodc Anglia per chnninum arcbiepiscopum Scnonensem et comités Dompni Martini et T;MK|uar\ille, 27 apr. rcccplo. — Llrum Iraclalus pacis missus de Anglia debcat exliiberi et (piibus et au (man. quod; liccret ullcrius proccdi ? Et omnes dicunt quod omnibus [)ublice i>ublicctur et exbibcatur. Scriplum die a/» maii i35(j » (Suivent les noms).

3. Ihid., VI, i5a-i53 : « Au quel samedi le dit regcnl lu au palais sur le perron de ntarbre. en la court; et la, en i)rcscnce de tout le. peuple, Hst lire le dit Iraiclié par maislre Cuillaume do Dormans, advocat du Roy «n Parlement, par le quel Iraictic apparoil (pie le roy d'AngIclerre vouloit avoir etc.» Suit un ré.sumé sommaire du Iraité.

'1. Ibid., p. i5/|.

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