‹ Histoire de CharlesChapitre 54 sur 301 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

\. Memoriale J'acli liacic (A. Germain, op. cit., u/i) : « Item et est li roy de Danne marche meus à se lairi; (une descente en Angleterre) par m causes, l'une que il dit et maintient pour \erité que le royaume d'Angleterre li appartient, et <|ue il est des hoirs du bon duc de Normandie, (pii autrefois con(|uist Angleterre, et (ju»; ses pred( ccsseurs en furent déshérite/ mauvaisement et sanz cause... »

j. Op. cit., ii : « Item et que, passé a VI ans, li roys de Dannemarclu; et de Daco, prince de grant entrcprinse, puissant et sage, de l'aage de \x\\ni ans. Hst requerre et requist aliance au roy, et \oioit pour un sien lilz ainsné aVuir l'une de noz dames

qO i.ES piio.iF.Ts d'alliance du régent

contre Waldomar iino ligne de barons allemands. Celui-ci dut pourvoir à la protection de son propre royaume et s'abstenir de toute intervention étrangère ^

Est-ce à son initiative ou à celle du dauphin qu'est due la reprise, au printemps de l'année i35(), des négociations ébauchées quelques années auparavant? Il est vraisemblable, sans qu'on puisse l'afTirmcr, que le roi de Danemark fil les premiers pas 2. Ce qui est indiscutable,

fille du Roy et la somme de vr mil florins, et parmi ce il offroit nous aydier, et mener on Anf?lcterre xiP' combatans, bons et esleiis, pour le pays conquerre ou deslruire, et afin que nous fussions vengiez de noz ennemis, et avoir paiz ».

K Passé a six ans » nous reporterait à l'année i353. Rien n'autorise à contester cette date. Il semblerait pourtant que ces négociations aient été nouées un peu plus "* lard, au moment de la rcprj.se des hostilités avec l'Angleterre, à moins qu'elles n'aient beaucoup traîné sans aboutir. Un document original prouve qu'au début de l'année l'iôù, Jean (I avait encore dos communications importantes à faire à Waldemar. Voy. un mandement du roi de France, à ses trésoriers à Paris, leur ordonnant de bailler et délivrer « à nostrc amé sergent d'armes Guerart de Gambelanges, lequel nous envolons es parties de Dancmarche, pour aucunes secrètes besoingnes qui nous touchent, Ia somme de six a ins deniers d'or à l'escu, pour faire ses despcns ou dit vcage... » (Bibl. nat., P. O., 127/i, d, 38.087, Gambelanges, n* 2. — 16 février 1350.) — Vers la fin de i355, une ambassade danoise était venue à Paris. Voy. une cédule de Jean II, du 27 décembre, mentionnant les cadeaux à faire « à t abbé de Dampnemarclie, à i chcAalier et à i moine de sa Compagnie... » (Arcli. nat., KK. 8, fol. 211).

1. Op. cit. : « Item et estoient les aliances en estât de estre faites; car le Roy y envoia plusieurs bons et notables messages, des quieux messire Robert d'Oultreloaue, consoller du Roy, de monsegneur le régent et de monscgneur de Poitiers, et maistrc des requesles de leurs bostieux, estoit li uns, et trouvèrent que le <lit roy éstoit bien puissant de ce faire; maiz si tost comme ce vint à la cognoissance du roy d'Angleterre, il envoia on Alcmaingne ses messages, qui à environ viii''^ grans barons, voisins du dit roy de Danncmarclio, firent grans dons et grans promesses pour faire guerre au dit roy, afin qu'il ne pcust nous aidier, et l'ont fermement guerroie; et finablemcnt le dit roy par sa vaillance s'est combatus à ses ennemis, et les a desconfis ». — Cf. une lettre d'Edouard 111 au comte de Holstein (Westminster, 20 avril i353), conservée aux archives royales de Copenhague, et analysée dans le ttli' Annuni lieport of the deputy Keeper of the Public liecords, App. Il, p. 3-4-

2. D'après le Mémorial, il semble bien que ce soit Waldemar qui ait pris les devants : « Item cl si tost quant il a eu victoire, il a fait ses aliances à plusieurs dus, comtes, barons et chevaliers d'Alemaingne et à plusieurs de ses subjets de ses royaunjos, qui li ont promis et juré aler avocqucs lui en Angleterre et li aidier à conipierro lo pays, ou à ycelui, et le roy d'Angleterre et ses subgets, essillier et deslruire, et à dëliNrcr le roy de France, vivre et morir avecques lui ».

Tous les préparatifs étaient faits. 11 ne manquait plus que l'argent pour payer les gens d'arrni's. L'inilialive de Waldemar ressort du passage sui\ant : « Item et a envoie de recliiof à moiiscgnour le nîgonl ses solcmnoz messages, et a requis comme autreloi/ (luc monMyiioiir lo rogonl \(il>ist persévérer es dites aliances» (p. aS).

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