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I.A PAIX AVEC LE ROI OE NAVAHRE liS

jour suivant, pour que chacun d'eux pùl donner son opinion motivée. L'avis unanime ou lavisde la majorité fut (ju'il fallait faire droit à toutes les demandes du roi de Navarre *. En conséquence, Ainard de la Tour, seigneur de Vinay, — d'une branche collatérale de la famille des anciens dauphins, — un de ceux qui avaient conduit les négociations pour le compte du régent, retourna à Mantes et à Meulan, afin d'en romener les troit négociateurs navarrais ; Kriquet de Kricamps, Hegnautde Bracquemont et le seigneur de Lucé -. Jean Guldoe, prévôt des marchands, Jean Maillart, le principal auteur de la contre-révolution parisienne, et un certain nombre de bourgeois de Paris, allèrent à leur rencontre jusqu'à Saint-Denis, moins par déférence pour les Navarrais que pour prévenir toute « vilenie », qui aurait pu leur être faite 3.

Les trois envoyés de Charles le Mauvais reçurent du régent l'accueil le plus empressé, bien qu'ils eussent été et qu'ils fussent enlcore des (( principaux conseillers » du roi de Navarre. Le prince les admit à sa table, les fit loger au Louvre elles garda plusieurs jours auprès de lui '». Les familiers du dauphin étaient peut-être choqués de ces prévenances ^. Elles ne furent pas toutes perdues, car elles contribuèrent à détacher de la cause navarraise im au moins des négociateurs accrédités par Charles le Mauvais, Friquet de Fricamps qui, depuis la paix de Pontoise jusqu'à sa mort, fut un serviteur fidèle de Charles V ^.

Le 17 août enfin, le régent, estimant que le moment était arrivé de « parfaire le traité », partit de Paris, alla dîner à Saint-Denis et coucher à Pontoise, où le roi de Navarre devait le rejoindre, pour avoir avec lui un entretien décisif 7.

Les deux beaux-frères se rencontrèrent entre Pontoise et Meulan, où

I. Gr. Chr., VI, i5G : c< Au quel samedy retourneront en la dicte clianribrc de Parlement, et là fu conseillé au dit relent que il feist accort an dit roy de Na\arre, en li baillant ce que dessus est dit. »>

3. Ibid. Régnant ou Renaud, sire de Bracquemont, encore vivantcn i388 , pcre de Guillaume de B., dit Braquet. — Pierre lll d'Eschelles, sire de Lucé et de Pruillr. Voy. V. Âlouis, Les Coesmes, seigneurs de Lucé et de Pruillé {Revue hislor. et arcUcol. du Maine, t. XU, 1882).

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