‹ Histoire de CharlesChapitre 82 sur 301 · Aug. Boursier, Hisl. de Creil, p · texte numérisé non relu

Aug. Boursier, Hisl. de Creil, p

D'après Jean de \ enelte, la rançon de Creil aurait été fournie par Paris et d'autres bonnes \illes, telles que Senlis et Compiègne (p. agô). D'après les Gr. Chr. (VI, l63), c'est la ville de Paris seule qui a>ail îéuni les 6.000 royaux d'or dont le roi de NaAarre avait crU que Foderynghay se contenterait.

5. Cont. Chr. Guill. de I\'., p. 396. — Gr. Clir.,\\, i64 : « Item, le mardy xii* jour de novembre ensuyvanl, fu la tour de Pont-Sainte Maxcnce prise par certains Angloi*> que le capitain de la tour teuoil prisonniers dedenz la dicte tour »..

iSa LES PROJETS d'alliance DU REGENT

pour se rendre à Mantes, un sauf-conduit du régent, que ce prince lui avait accordé sur la demande du Navarrais. Or, à la faveur de ce saufconduit, Jean de Graiily ne trouva rien de mieux que de se présenter, au petit jour, devant le château de Glermont-en-Beauvaisis, d'en faire l'escalade et de piller la ville de fond en comble (i8 novembre) *.

De tels faits donnaient la mesure de la sincérité du roi de Navarre qui eût certainement pu les empêcher. Et cependant tout était mis en œuvre pour désarmer ses rancunes. Le i4 octobre, un mariage, politique à coup sûr, marquait clairement chez le dauphin la volonté de faire oublier un des événements les plus douloureux des dernières années ; je veux parler du mariage de Jean d'Harcourt, fds du comte d'Harcourt, décapité à Rouen, avec Catherine de Bourbon, la propre sœur de la duchesse de Normandie 2.

L'occupation prolongée de Creil, la tyrannie insupportable de Foderynghay et les agissements de sa bande, provoquèrent dans cette partie du Beauvaisis un mouvement populaire intéressant, qu'on connaîtrait mal et surtout qu'on^ aurait ignoré beaucoup plus longtemps, si un chroniqueur, originaire des environs de Gompiègne, Jean Fillion, dit Jean de Venelle, ne s'était complu à en relater, avec infiniment de verve et d'entrain, les principaux épisodes 3. Les mêmes faits sont racontés, mais plus sèchement, dans quelques autres chroniques contemporaines, publiées à une date assez récente ^. Le cen-

I. Gr. Chr., VI, i6ii. — Les Gascons avaient la spécialité des escalades. Les comptes d'Ainédée V[, le beau-frère du régent, mentionnent plusieurs fois à l'année i363 des Gascones esc hala tores au service du comte de Savoie : « Item Gasconibus eschalatoribus... c flor... Item Jacobo Plalerio, pro tribus pariis arnesiorum completis pro Gasconibus eschalaloribus. quibus Dominus ipsos donavit, c 11. — Item pro tribus roncinis datis tribus esclialatoribus, et pro corum Jacques... lxii flor. » (Arch. cameralc. Torino. Conti Tesor. g'encr. Savoia. Rot xxiu. — Textes cités par M. Ferdinando Gabollo, La Guerra del Conte Verde contro i marchesi di Sala::o e di Monferrato net 1303 (Eslr. dal Piccolo Arch. Slorico delV Anlico Marchesato di Salu::o, Anno I, n» 1-3. Sahizzo, 1901, p. 2.3, n. i).

a. Gr. Chron., VI, iG^. — Chron. des quatre premiers Valois, G5. La date du mariafçe y est avancée de plusieurs années.

3. Continuatio Clironici (iaillelmi de Nanyiaco, II, 288-293 : (( Nani in aliquibus particularibus pra^liis, volonté Domino, aliquando perdidorunt (Anglici); de quibus unum facluni in hac pracscnli pa}>ina, ut acccpi relatioiic voridica. rccitabo. quia eliam accidit in partibus propinquis undc exslili oriundus, et fuit negotium per ruslicos, seu Jaque Bonhomme, slrenue expeditum». — Vcuotlc; Oiso.arr'cl c" de Gompiègne.

4. Chronographia, II, 287-289. — Chron. normande, ]>. i.'i; i'i8. — On trouve un texte très voisin de celui de ces deux chroniques dans Jean de Noyai (Bibl. nat..

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