LES PAYSANS DE LONGUEIL-SAINTE-MARIE
tre de la résistance aux oppresseurs était le village de Longueil-Sainte- Marie '. situé sur la rive droite de l'Oise*, à trois lieues de Compiègne. Deux cents paysans environ s'y étaient réunis-', pour leur défense personnelle d'abord, pour empêcher les Anglo-Navarrais de s'y établir eux-mêmes \ et aussi sans doute pour rendre aux ennemis une partie du mal que ceux-ci leur faisaient^. Un peu effrayés de leur audace, ils avaient eu la précaution, avant de prendre les armes, de solliciter une double autorisation : celle de leurs seigneurs, les religieux de Saint- Corneille, de Compiègne, ilc qui dépendait le village de Longueil-Sainte- Marie,el celle du régent*^. Ils s'étaient donné pour capitaine un certain Guillaume lAloue', peut-être un simple paysan comme eux, mais moins grossier et moins pauvre que ses compagnons^. C'était un bel homme ^,
fr. ioi3S, fol. \Cuf°-i-o. — Publ. par Simcon Luce, (jiiiUaume L'A loue, p. 7-8; extrait de l'Annuaire-BaUelin de la Soc. de l'fJisl. de France, 1870. p. i/|(j-i56). Un récit beaucoup plus bref des mêmes faits est donné par le continuateur de la Chron. de Richard Lesrot, p. i'io-i^ii, sous la rubrique : De magno Ferralo. Enfin Thomas Gray les a connus également et les raconte à sa manière, dans la Scalacronicu, p. i84.