Froissart, V, aoj
li. Froissart, V, 202.
5. Froissart, V, an. liaudoin d'Annequin était « chapilainne et gardien pour le temps de Saint Quentin ». « Et fu pris li dis messires tiauduins et prisonniers à monsigneur Bietrcmieu de Bruwcs à qui il l'avoit esté aultre fois de le bataille de Poitiers ». C'est le « Baldewynus Bartyn » de la chronique de Knighton, ce qui permet d'assigner une date à cette oscarniouchc (II, loj). Son nom e^t moins déliguré dans la Scalacronica, 187 : « Ualdewyn Dankin ».
LA MARCHE SUR REIMS l53
La saison, comme on pouvait le prévoir, est défavorable aux Anglais. La pluie lomhc d'une manière continue *. Les chevaux sont très éprouvés par le mancpie de fourrage et d'avoine; le convoi ne transporte rien qui permelle de les nourrir-. Dans ces conditions, la marche est forcément assez lente; les étapes quotidiennes ne sont pas de plus de Irois lieues ^.
Les colonnes anglaises avaient fini par s'écarter tellement les unes des autres, qu'elles avaient perdu le contact. Le hasard seul, d'après Knighton, les aurait rapprochées de nouveau dans les derniers jours de novembre, le jeudi avant la fête de Sainl-Andrc (28 novembre) ^. A cette date, Edouard III n'était plus éloigné de Reims que d'une dizaine de lieues. Il profita de celte rencontre — fortuite ou «prévue, — pour rétablir la liaison entre ses trois « batailles », tout en conservant la même formation^.
III. — Le roi, d'après les chroniques anglaises, ne serait arrivé sous les murs de Ueims que vers le milieu de décembre ^ ce qui est démenti par d'autres témoignages et n'est pas très vraisemblable. Les sources françaises font, en elfet, remonter l'investissement de la ville aux pre-
1. Froissarl, V, aoj : u Avocch lonl ce, li lomps cstoit si crus cl si plouviciis que ce leur faisoit Irop de meschier el à leurs chevaus ; car priesquc lous les jours et toutes les uuis plouvoit il à randon saus cesser».
3. Ibid. : « El pour ce que lis rois d'Englclerre,ançois (jue il p- rlcsisl de son pays, avoit oy parler de le famine el de le povrelé de France, esloil il ensi vcntis bien pourveus, et cescuns sires ossi seloncti son estât, evceplé do fucrres cl d'avainne... » Le chroniqueur ajoute naïvement: « .. mes de ce se passoicnl leur cheval au mieus qu'il pooicnt ».