Froissarl, V
4 Kni},'hton,C/i/o/itco/i, 1 l,io.i:u Nom Iobaiunaacic> do cii-lcroubi altéra devenilusquc in dicm Jovis ahte feslum sancti Andrcic (28 novembre). Quo casualiter dune acies transeuntes occurcrimt rcgi transcuntes ad unam villulam ad \ leucas de Ucyncs in Campauia. » M. Moranvillé conjecture que celle rencontre se fit dans la direction de Berrieux (.\isne, arr' de Laon, c"" de Craonne), ou d'Amifontaine (même dép', même arr', c°° de Neufchàlel). Voy. Bibl. de l'Ec. des Chartes, i8y5. Le siège de licims, p. 93. n. 3.
5. Ibid. : « ... ubi rcx tcnuit unum magnum concilium cum duce Lancastrijc el aliis magnatibus suis in vigilia sancti Andréa; et die sequenli, el cxinde cepcrunl iter suum versus Reyncs (Scims) in tribus aciebus, sicul prius feceranl. ita lamcn quod siiignli posscnl .'cire ubi essenl cl reliqiii... »
6 Chronicon AmjUae, /jo : « Deinde profecli, praetereunlcs ci vitales et ca>lella. land(Mn in festo saficla; Luci<c (i3 décembre) prope civilaletn Hemcnsium pervenerunt».
Kni^^liion, 11, io5 : « xviii" die dctemi)ris \euit rcx cum omnibus .suis ad \illam de Rcynes... »
l54 DERNIÈRE CAMPAGNE D EDOUARD III
miers jours du même mois*, et ceci s'accorde bien avec ce qu'on sait par ailleurs de la marche des Anglais. Knighton a noté que le 26 novembre, ils n'avaient plus que 10 lieues à franchir pour loucher au but 2.
La vieille métropole champenoise n'était pas prise au dépourvu. Là nouvelle enceinte, qu'on avait commencé à édifier sous le règne de Philippe-Auguste, venait enfin d'être terminée, mais plus d'un siècle avait été nécessaire pour son achèvement ^. C'est que, si la ville avait conservé à peu près le même périmètre au nord et à l'est, elle s'était, au contraire, beaucoup étendue au midi et à l'ouest, dans la direction de la Vesle, des faubourgs entiers s'étant élevés autour des églises et des monastères, si nombreux à Reims. Pendant longtemps, on s'était contenté des travaux défensifs exécutés sur le front nord, sans songer à fortifier les quartiers neufs, très imparfaitement protégés parla rivière. Il fallut la crainte d'une invasion étrangère, la double alerte de i346 et dé i356, pour faire comprendre la nécessité d'une enceinte continue. C'est surtout après Poitiers, sous la pression des événements, que l'œuvre tant de fois laissée en suspens fut reprise et menée à bien. Même alors, elle fut entravée par des conflits de juridiction ou des conflits d'intérêts, fréquents à Reims, comme dans toutes les autres grandes cités du moyen âge. Les difficultés provenaient soit de la rivalité des divers « bans » ou communautés, jaloux de leurs privilèges et peu disposés à les sacrifier au bien public, soit surtout du mauvais vouloir de l'archevêque, seigneur temporel de la ville.
1. Varin, Arch. adinin. de la ville de Beims, III, i56, n. i (Mémoires de Rogier, fol. 109) : « Le roy d'Angleterre arryva avec son armée devant la ville au commencement du mois de décembre, le mercredy nu* dudict mois de décembre mil trois cens cinquante neuf». Cette date, donnée sans aucune référence, a été généralement admise (Luce, Froissant, V, lx, n. i, et Denifle, op. cit.. Il, S^o, n. 7, qui renvoient à Varin). Elle serait conlirmée par les Grandes Chron., si elle n'a pas été déduite purement et simplement de ces mêmes chroniques, qui disent que le siège fut levé le II janvier i36o, après avoir duré /io jours (VI, 167). D'autre part, la veille de l'arrivée du roi, le 3 décembre, les communications étaient encore si peu interceptées — elles ne le furent jamais complètement — que le régent, informé de l'approche des Anglais, ne crut pas impossible de faire passer un message aux habitants de Reims et que ce message leur parvint (Varin, op. cit., III, i5i, n. i)-
2. Knighton, C/jronicon, 11, io5 : « ...ad x leucas de Reynes in Campania... ». Voy. ci-dessus, p. i53, n. 4.
3. Marlot, Histoire de la ville et université de Reims, Reims, i846, in-4'. t. IV, p. 100 et suiv;,. — Cf. ibid., p. 176 et suiv.