‹ Histoire de Charles-Édouard, dernier prince de la maison de StuartChapitre 23 sur 78 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

ROBERT STLAllT (1371). — LA BATAILLE B'oTTëRBOIIRNE.

Paraii les rois descendants de Banquo qui ap|^laissent à Macbeth dans Tantre des sorcières, il en est un qui tient trois sceptres à la main : cette flatterie de Shakspeare , adressée à Jacques d'Angleterre, repose sur une tradition qui faisait remonter Torigine des Stuarts jusqu'à Fleance, fils de Banquo. Le nom de Stuart ou de Stewart exprimait la dignité héréditaire dont cette noble maison était investie en Ecosse depuis le roi David (1124)9 sous lequel Walter, fils d'Alan (i), est désigné comme steward ou sénéchal du rojaume. On sait quelles fonctions importantes exerçait le sénéchal dans le moyen âge; en France, où ces fonctions parurent trop dangereuses dans les mains d'un seul sujet, elles furent divisées en deux charges encore fort considérables par ellesmêmes, celles de connétable et de grand justicier.

« Mais ici, je pense (c'est HoUinshed qui va raconter) que ce ne sera pas beaucoup m'écarter de mon but, si, suivant l'ordre observé dans Thistoire d'Écosse, je raconte en quelques mots Forigine de ces rois descendus du susdit Banquo

(c Fleance, comme il a été narré ci-dessus, se réfugia dans le pays de Galles, où bientôt, par sa conduite

(i) Les Stuarts étaient une famille anglo-normande.

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