‹ Histoire de Charles-Édouard, dernier prince de la maison de StuartChapitre 65 sur 78 · IL ADOPTE LE COSTUME MONTAGNARD LES DAMES DES BAILUS DE PERTH · texte numérisé non relu

IL ADOPTE LE COSTUME MONTAGNARD LES DAMES DES BAILUS DE PERTH

« SOUVENIRS DU TEMPS DE MACBETH. — LORD GEORGES MURRAY. — LA DKR- MIÈRE GUINÉE. — SERMONS DU DIMANCHE. — LES MAG-DONALDS DE GLENCOE.

— LA FAMILLE DE ROB-ROY MAC GREÎsOR — IMPOSITIONS. — LE RUBIGON DE CHARLES-ÉDOUARD. — SOUVENIRS DE BRUCE ET DE WALLACE. — STIRLING. ~ LINLITHGOW, ETC., ETC.

Pendant que sir John Cope s'avançait par étapes dans les Highlands, Charles-Edouard, qui venait à sa rencontre en traversant les comtés où il savait trouver des amis , voyait en effet sa petite armée augmenter sans cesse, semblable aux rivières rapides de celte contrée, dont le cours se grossit, sur leur passage, . des torrents de chaque montagne et des ruisseaux de chaque vallon. Glenfinnin est à quarante milles de Corryarrack, où le prince arriva le 27 août avant le général de Georges II. Un dernier déserteur, du clan de Caméron , vint l'avertir de la retraite des Anglais. A cette nouvelle, Charles-Édouard demande une tasse de whisky (1), et en faisant verser une autre à chaque montagnard : a Buvons , dit-il , à la santé de ce bon M. Cope, et puissent tous les généraux de l'usurpateur se montrer nos amis comme lui (2)! »

Le premier mouvement des montagnards fut de se

(i) Eau-de-vie d'orge.

{2) Journal and Memoirs.

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raeltre à la poursuile des « habits-roiigcs (i), » qu'ils faillirent atteindre à Garrymore: mais là, s'étanl arrêtés pour reprendre haleine, les Chefs tinrent conseil

, avec le prince, et réfléchirent qu'il vaudrait mieux laisser sir John Cope achever sa retraite sans l'inquiéter,, pour aller s'emparer d'Édimbourg, où leur entrée équivaudrait à une grande victoire. Pour tenter ce coup d'éclat, on avait d'abord pensé qu'il était plus sûr d'attendre les Mac-Intoshes, les Frasers et d'autres clans; mais on les remplacerait par le clan d'Âthole , et les autres montagnards du Perthshire. Déjà d'ailleurs , aux Mac-Donalds , aux Câmérons et autres tribus du nord, qui étaient parties de Glenfinnin, s'étaient réunis les.Stuarts d'Appin , les Mac-Donalds de Glengary et les Grants de Glenmorriston. Enfin, Murray

• de Broughton répondait des dispositions favorables des jacobites de la capitale d'Écosse. « A Édimbourg! à Édimbourg! » tel fut le cri général; et l'on se mit en marche. Le deuxième jour, Charles-Édouard était déjà dans le Badenoch ; le troisième, à Blair, résidence du duc d'Athole , qui avait eu soin de ne pas l'attendre pour n'être pas forcé de se prononcer encore : en son absence, son frère, le marquis de TuUibardine, qui pour les jacobites était le vrai duc, crut pouvoir faire les honneurs du château au prince et à ses officiers. Son influence fit déclarer le clan presque entier en faveur des Stuarts : 'moins prudents que le duc d'Athole, lord Naïrn , sir Georges Murray, ses frères et plusieurs autres gentilshommes du comté, vinrent

(r) Sidier-roy — soldats rouges, d'après la couleur de runiforme anglais.

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offrir leurs épées a Charles : cet exemple fut suivi par Oliphant, laird {seigneur) de Gask, et Mercer, laird d'Aldie, dont les tenanciers formèrent un régiroenl. Le duc de Perth arriva aussi avec deux cents hommes le 3 septembre. Lochiel, avec quatre cents Camérons, alla proclamer Jacques VIII à Dunkeld , et le prince entra presque en triomphe dans la ville importante de Perth. Quelques-uns des magistrats seuls avaient fui y la majorité des habitants associant au nom des Stuarts des souvenirs d'illustration et de bienfaits pour leur antique cité. Perth , autrefois Saint-Johnstoun , avait été le séjour favori des trois Robert , de Jacques et de Jacques II. Jacques VI avait tenu à honneur d'en être le lord prévôt; et à trois milles de Perth est cette royale abbaye de Scone, où tant de rois avaient été couronnés. Cbarles-Édouard vit toute la population s'empresser sur ses pas, et reconnaître en lui le descendant de ses anciens souverains. Si les grâces de sa personne et sa taille avantageuse ne démentaient pas son origine aux yeux du peuple et des bourgeois, sa hardiesse et sa vivacité avaient séduit bien mieux encore les compagnons de ses premiers périls : ils étaient déjà fiers d'un chef qui, oubliant son rang dès qu'il avait donné ses ordres, avait naturellement adopté la vie et les habitudes des Highlanders, avec leur costume (i); rien en lui n'annonçait la mollesse des cours ; infatigable marcheur, il recueillait le fruit de ses chasses pénibles en Italie. Riant des privations, franchissant le premier les rochers et les

(i) Avant même de quitter la France, il avait renoncé à la perruque qu'on portait alors à la cour de France, comme à la cour d'Angleterre.

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torrents, toujours gai, toujours àfTable, il trouvait, sans les chercher, de ces mots heureux qui courent de rangs en rangs, et électrisent le soldat.

En partant pour le Corryarrack, où Cbarles-Édoiiard croyait que sir John Cope l'attendrait , il s'était fait apporter un costume complet de tartan (étoffe à carreaux d'Écosse); il avait attaché lui-même à son pied l'espèce de chaussure grossière appelée brogues^ en peau non tannée; et, en fixant lajdernière courroie, le prince fit le serment de n'en changer que lorsqu'il aurait combattu l'ennemi. Les montagnards l'admirèrent encore davantage dans ce costume, et déjà il pouvait se faire entendre d'eux dans la langue gaélique. 11 avait appris par cœur quelques-uns de leurs chants traditionnels, et se faisait volontiers répéter les récits des vieux temps. Le laisser aller du prince, qui eût peut-être choqué la gravité anglaise, s'alliait à merveille avec l'audace aventureuse de son expédition. Dans les châteaux où il s'arrêtait, à l'approche des basses terres, et bientôt dans la ville de Perth, ce caractère de héros de roman, joint à la grâce de ses manières, parlait vive-" ment au cœur des dames ; c'était pour elles un bonheur de le voir de près, d'en obtenir un sourire, de lui baiser les mains ; et celles qui , plus hardies et plus heureuses, osaient lui demander d'être baisées sur la joue, excitaient une sorte de jalousie, comme si , parmi les dames d'Écosse, le royalisme était devenu de l'amour.

Charles-Edouard prolongea son séjour à Perth pendant une semaine. Avant d'entrer dans un pays de plaines, il avait besoin de régulariser un peu son armée, de l'exercer même à quelques manœuvres. Il

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commandait en personne les évolutions sur ces magnifiques prairies que la ville renferme dans ses murailles, et fameuses par le combat terrible du clan Chatan et du clan desMac-lnloshes, sous Robert IV ( i ). Le spectacle de ces soldats à demi barbares , qui portaient peut-être encoie le costume du temps de Macbeth^ et leurs toques ornées du feuillage distinctif de chaque tribu ^ aurait pu rappeler aux vieux bardes la marche de l'armée de MacdufF, sortie de la foret de Dunsinane , dont on remarque les restes non loin de la cité de Perth.

Charles distribua aussi les grades supérieurs de son armée : lord Georges Murray fut nommé son lieutenant général, et ce poste était dû à ses talents autant qu'à son courage. Georges lord Murray avait pris part à la guerre de 171 5 et à l'échaufTourée de 1719. Ayant quitté l'Écosse après la défaite des Espagnols à Glensheïlj il avait servi sur le continent avecf distinction dans les troupes sardes, et n'était rentré dans sa patrie que sous la responsabilité de son frère, le duc d'Athole, que nous avons vu, de peur de se compromettre, abandonner son château de Blair à l'approche des montagnards. Lord Georges Murray était grand de taille, robuste, actif, d'une bravoure à l'épreuve, excellent dans le conseil, et prompt dans ses décisions. Ses défauts étaient une franchise un peu brusque, qui ne déplaisait pas aux soldats , mais qui blessait quelquefois ses égaux. Ses manières contrastaient avec les formes polies que le duc de Perth devait aux vingt premières années de sa vie passées en France.

(i) Ce combat est décrit dans la Jolie fille de Perth.

Un autre motif obligea le prince de séjourner quelques jours à Perth. Tout l'argent apporté de France était épuisé; on assure qu'il avait tout juste alors une guinée dans sa poche ( i ). Quelques subsides des jacobites d'Édimbourg lui parvinrent; mais il remplit surtout sa caisse militaire en envoyant des détachements à Dundee et autres lieux ^ pour saisir les fonds du gouvernement, ou lever des contributions au nom de Jacques Vlll (2). Enfin, il s'agissait d'obtenir des bourgeois de Perth eux-mêmes autre chose qu'un bon accueil y et il en obtint en effet cinq cents livres sterling, qui lui coûtèrent des négociations directes avec les baillis de la cité, et un peu de galanterie auprès de leurs dames, qu'il rendit toutes glorieuses en leur faisant l'honneur de danser avec elles dans un bal qui lui fut donné. Il y en eut cependant qui trouvèrent qu'il quitta la fête de trop bonne heure, quoiqu'il eût eu bien soin de s'excuser sur la nécessité d'aller visiter ses sentinelles.

Le dimanche (8 septembre), Charles se rendit aussi à l'église presbytérienne, pour montrer qu'il n'était point l'ennemi du culte des sujets de son père. Un journal du temps a conservé le nom du prédicateur (M. Armstrong), qui clioisit ce jour-là son texte dans les prophéties d'Isaïe (3) :

(1) Home's History,

(2) Ces détachements allèrent jusqu'à Aberbrothick etMontrose. Ils ne commirent aucune' violence, mais ils ouvrirent les prisons et élargirent les prisonniers pour dettes. Un Chef jacobite fut depuis pris à partie par les créanciers d*un détenu qui avait profité de cette occasion.

(3) Isaïe, chapitre 14, cité par le Caledonian Mercury.

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« r Car rÉterne] aura pitié de Jacob , et élira encore Israël , et il le rétablira dans sa terre, et les étrangers se joindront à lui, et s'attacheront à la maison de Jacob.

« 2® Et le peuple le prendra et le ramènera , et la maison d'Israël le possédera en droit d'héritage sur la terre de l'Éternel, comme des serviteurs et des servantes; ils tiendront captifs ceux qui l^s avaient tenus captifs , et ils domineront sur leurs oppresseurs. »

Une foire annuelle avait lieu à Perth ; lorsque le prince y entra, elle ne fut point troublée. Tous les étrangers reçurent des passe-ports ou des saufs-conduits pour leurs denrées et leurs personnes; un marchand de Londres fut surtout bien accueilli de Charles-Édouard , qui le chargea d'annoncer à ses concitoyens que dans deux mois ils le verraient au palais de Saint- James. Afin de rendre cette prédiction plus sûre, il ne négligea pas non plus d'écrire secrètement au comité anglais , pour engager ses adhérents à redoubler d'efforts en faveur de la bonne cause.

A la nouvelle de son débarquement, les ministres du roi Georges avaient proclamé sa mise hors la loi , en offrant 3o,ooo livres sterling à quiconque apporterait sa téte. Parmi les manifestes signés par Charles- Édouard à Perth, est celui qui répond à cette provocation à l'assassinat. Il avait repoussé d'abord avec indignation le conseil de mettre, lui aussi, à prix la téte de Y électeur; ses officiers insistèrent, et il céda, mais en ne promettant pas^plus de 3o livres sterling, au lieu de 3o,ooo. Forcé par de nouvelles importunités, il finit par adopter ce dernier chiffre, se réservant d'exprimer encore sa véritable pensée en ajoutant

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cette phrase : — « Si quelque fatal événeoient était la conséquence de ceci, que le blàme en retombe exclusivement sur ceux^qui ont donné cet exemple infâme (i)! »

Enfîn y le 1 1 septembre, l'armée se mit en marche pour la capitale de rÉcosse, et fît balte à Dunblane, on elle fut jointe par les Mac-Donalds de Glencoe , débris du fameux massacre du temps de Guillaume , et par les Mac-Gregors, commandés par le neveu et le fils du Chef si connu sous le nom de Rob-Roy (2).

(1) Chailes-Édouard s'explique sur cette proclamation dans une longue lettre à son père, que je renvoie, en appendice, à la fin du volume. Cette lettre, donnée en note dans les Jacobite Memoirsy page 32 , et que Tëditeur dit extraite de la collection de l'évêque Porbes, serait bien extraordinaire, si elle avait été écrite confidentiel tement, et sans arrière-pensée de la rendre publique. Le prince, avec une inspiration héroïque, et cependant avec une apparence de facile bonhomie, y traite toutes les questions épineuses d'une restauration, et les tranche toutes dans le sens le plus libéral. Il répudie tout le passé de sa famille, se prononce contre l'intervention étrangère, rejette les superstitions du catholicisme, comme l'entendait Jacques II ; se déclare prêt à mourir pour conserver l'indépendance nationale, proclame les talents et les qualités du duc d'Argyle, etc. Le style d'ailleurs de la lettre est le même que celui d'une proclamation officielle datée d'Édimbourg.

(2) Robert Mac-Gregor de Glencarnoch" commandait une compagnie; une autre branche du clan, sous les ordres de Glengyle et de son cousin James Roy-Mac-^Gregor, le fils de Rob-Roy, préféra s'associer aux levées du duc de Perth; et James, par una sorte d'adoption dont il y a pluaieurs exemples dans les traditions de la haute Écosse, prit le nom de Drummond, au lieu de celui de Campbell : cette branche du clan était la bande même de Rob- Roy. Avec douze hommes seulement , James surprit le fort d'Iuversnaid, qui avait été bâti expressément contre les Mac-Gregors. ([ntroductian à Ro^-Rov.)

DE .CHARLE&7BOOUAHD.

Le i5, an se dirigea vers les gués du Frew. En passant par Doune, le prince trouva devant la maison de sir Edmonstone de Catnbus toutes les dames de sa fa<* mille et plusieurs autres du voisinage^ qui distribuaient des rubans blancs à ses soldats ; elle le supplièrent de mettre pied à terre, et d'accepter quelques rafratchissements; il ne voulut point descendre de cheval, mais il vida un verre de vin à la santé des dames présentes. Les miss Edmonstone obtinrent ensuite la &veur de lui baiser la main , et une jeune fille plus hardie, ou devinant, à l'air galant du petit-^neveu de Charles II, qu'il ne croirait pas compromettre sa dignité de prince en accordant une grâce plus douce , demanda , en rougissant, un baiser sur ses lèvres : le baiser, donné et rendu aussitôt, fit, dit-on, des ja"» loàses (1).

Le gué du Frew , où Charles-Édouard se proposait de passer le Forth , est à hliit milles au-dessus de Stirling. En 1716, le comte de Mar n'avait pu le franchir. Les dragons laissés par sir John Cope dans les Lowlands n'osèrent pas disputer le passage de ce fleuve, qui était en quelque sorte pour Charles- Édouard le passage du Rubicon (^2). Il fut le premier à pousser son cheval dans les flots, en agitant son épée nue. Les montagnards n'hésitèrent pas à le suivre; et, à mesure que les divers clans parvenaient sur l'autre rive, son sourire ou ses félicitations ajoutaient à leur enthousiasme. On fit halte à Leckie-House; le propriétaire de ce château était un jacobite zélé ,

(i) ^ Histoiy of Stirlingshire, cité par R. Chahbers. [1) Chambeas.

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M. Moir, que les dragons avaient enlevé la nuit précédente et emmené à Stirling ^ pour le priver^ disaientils, du plaisir de recevoir le prince. Le soir , l'avantgarde était dans la plaine de Touch ; et là cinq à six cents montagnards .se détachèrent pour prendre la route de Glascow, où ils avaient l'ordre de réclamer un subside de quinze cents livres sterling. Le gros de l'armée s'avança le lendemain au delà de Stirling , et soumit cette ville, dont le château seul refusa de se rendre. Cliarles-Édouard dormit dans la plaine de Bannockburn, et dut y penser avec émotion à la grande victoire par laquelle Bruce brisa le joug de l'Angleterre; il pouvait se flatter déjà de renouveler ces temps d'héroïsme où un simple chevalier ralliait l'Écosse au^ tour de sa bannière longtemps proscrite, et devenue la terreur des oppresseurs. Le 1 5, il coucha à Falkiri^, où il devait un jour réparer la défaite de Wallace; et il y fut joint par le comte de Kilmarnock , destiné à la fin tragique du champion de l'indépendance écossaise contre les Édouards. Cependant les dragons se repliaient sur Linlithgow, d'où ils partirent encore cette même nuit. Linlithgow était une ville jacobite, ayant à la téte de son conseil municipal un lord prévôt jacobite (i), et fière comme Perth des souvenirs de la résidence des Stuarts. Le lendemain, Charles y fut conduit en triomphe au château de ses ancêtres, à ce château si cher au chevaleresque Jacques IV et à sa petite-fille infortunée. Un banquet y avait été pré^

(i) On lit dans le Jacobitisme triomphant que le prévôt Backnay s'était retiré à Édimbourg , de peur de se compromettre; mais que sa femme et ses filles allèrent au-devant du prince avec des cocar-^ des blanches.

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paré; l'élite des bourgeois de la ville y fut admise , et de copieuses libations y inspirèrent tous les toasts des vieux cavaliers. Enfin ^ le 17, Charles aperçut la royale cité d'Édimbourg, des hauteurs de Corstorphin^. Avant d'y entrer avec lui , voyons ce qui s'était passé dans cette ville depuis le départ de sir John Cope.

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