B3 HISTOIRE DB LA BIVALITÉ
Comme Moïse, quand il eut tuë l'Égyptien, Waltace fut obligé de fuir, et eut sa lête mise à prix. Il devint bientôt le chef de ceux qui étaient obligés, comme lui, de se dérober aux sentences des tribunaux d'Edouard. Sa bande se grossit après quelques attaques beureuses contre les Anglais. Le bruit de ses premiers exploits, et le prestige qui s'attachait à sa force, à sa stature gigantesque et à son courage, le désignèrent bientôt comme le sauveur futur de l'Ecosse. Il vit accourir sous sa bannière non plus seulement les outlaais ( proscrits) , mais encore des barons avec leurs vassaux, tels que le fameux sir William Douglas te Hardi. Ormesby, le grand-judicier d'Edouard, tenait sa cour à Scone : Wallace le surprit par une marche rapide, dispersa ses troupes, lui enleva un riche butin, fît des prisonniers, et faillit le saisir lui-même. A la tète d'une armée, Wallace se montra général aussi habile qu'il avait été brave chef de partisans: tout reculait devant lui; il fit main basse sur les oppresseurs. On dit qu'il était surtout impitoyable envers les prêtres anglais qui avaient piis possession des cures d'Ecosse. S'aulorisant d'un édit d'exil rendu contre eux sous Baliol , et l'interprétant avec un excès de rigueur, il les faisait précipiter du haut des ponts dans la rivière. Ces actes de barbarie appartenaient au siècle; mais gardons-nous de les approuver, même au nom de la plus sainte des causes. Il y itvait sans doute, de la part de Wallace, le désir de venger quelque injustice dont son oncle avait été la victime. Il faut aussi croire que son chroniqueur, Henri l'Aveugle, n'a rien exagéré en racontant les représailles que son héros avait à exercer sur les Anglais : ils l'avaient
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privé d'une femme qu'il aimait tendi-emenl, et, entre autres lâches exploits, ils pendirent un jour aux poulies d'une ferme plus de trente barons et gentilshommes, dont un parent de Wallace.
Edouard méprisa d'abord cette révolte; il avait pour otages nombre de seigneurs écossais; mais quand il sut que ses lieutenants avaient été battus les UDS après les autres, et que leur vainqueur avait acquis assez d'importance aux yeux de ses concitoyens, nobles et peuple, pour être, lui simple chevalier, nommé général el gouverneur de l'Ecosse, il comprit qu'un tel ennemi ne pouvait être réprimé que par toutes les forces réunies de ses Étals. Iji guerre avec la France ie contraignait de différer encore la répression de l'Ecosse : mais déjà Wallace, se voyant menacé par la famine, après une guerre de dévastation , avait porté les armes au sein de l'Angleterre. Edouard se liàte de conclure la paix avec Philippe, et assemble sur les frontières du nord une armée formidable de plus de cent mille hommes, composée de Gallois, (l'Irlandais el de Gascons; il vient à Roxburgh se mettre à leur tète; mais, au moment de partir, ses liarons réclament la confirmation de la grande charte et de la charte des forêts. Edouard , par un serment conditionnel, promet de les satisfaire après la victoire. La garnison de la forteresse de Dirleton el celle de deux autres places molestaient son avant-garde par de fréquentes sorties : il envoie l'évèque de Durham , un de s*s gueniers favoris, pour s'emparer de Dirleton. Le prélat, avant de tenter un assaut douteux, veut prendre les ordres d'Edouard : v Dites à Anthony -< Beck, répond ie roi , qu'il fera le pacifique quand il
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