CHAPITRE X
LE BÉCNE DE lOIEIlT III.
En iSSg, les ÂDglais ne possédaient plus que trois places fortes en Ecosse : Robert II régnait depuis dixneufans, mais son amour de la paix augmentait avec la vieillesse , et son ûh aîné étant trop faible pour le remplacer, le gouveroemeut passa de fait dans les mains de son second fils, qui fut reconnu régent pgr les trois États du royaume. La mort du vieux roi fit peu de sensation, et quand son successeur monta sur le trône de son père, en changeant son nom de Jean en celui de Robert, parce que ce nom de Jean rappelait le nom et les malheurs du premier Baliol, ou continua de respecter le roi dans son frère créé duc d'Albany, et à ne vanter de Robert que sa douceur, sa piété, son humilité de moine. Les grands barons levèrent plus haut la télé , et ensanglantèrent quelquefois les marches mêmes du trône. Les guerres avec les Anglais, devenues de moins en moins importantes, laissèrent une plus vaste carrière aux dissensions intestines. Les Highlanders, appelés toujours les sauvages des montagnes, firent de fréquentes excursions sur leurs voisins de la basse Ecosse; et ils auraient été plus redoutables, s'ils n'avaient soigneusement entretenu leurs propres inimitiés entre tribus rivales.
Dans les loisirs de la paix , les nobles des Lowlands donnèrent souvent le spectacle chevaleresque des
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