‹ Histoire de Charles-Édouard, dernier prince de la maison de Stuart, precédéeChapitre 3 sur 72 · X PR^ACE · texte numérisé non relu

X PR^ACE

quelque chose de mieux que les deux ou trois documents qu'il m'a empruntés. J'ai encore à son service aujourd'hui plus de cent pièces diverses, copiées pour moi dans les archives du ministère des affaires étrangères (i); et en fait de documents ang;1ais, puisqu'il parait n'avoir connu des manuscrits des Stuarts que ceux qui sont dans les appendices de lord Mahon , je lui apprendrai que M. J. Browne en cite textuellement deux cent quatre-vingt-huit dans ses quatre gros volumes. Je suis étonné de pouvoir paraître plus fort en bibliographie qu'un professeur prussien, car je ne respecte pas moins l'érudition .allemande que la probité littéraire allemande. Mais

(i) La note snivante était en tète de l'édition de i83a: «Quand un auteur a fait son siège, comme l'abbé Vertol, c'est alors que de nouveaux documents lui arrivent.

« Cette édition n'est pas une simple réimpression de la première, mais un nouveau travail sous le double r.ipport des corrections et des additions, qui équivalent à plus de iSo pages. Ou y' remarquera . plusieurs pièces autographes, dont les nues me sont venues de mes amis d'Angleterre et d'Ecosse, et les autres des archives du ministère des arfaires étrangères à Paris , qui , avant la révolution de juillet, était un livre fermé, a blank book, comme dit Milton. Malgré le caractère libéral de l'homme d'État chargé alors de ce prècieuK dépât (M. le comte d'Hauterive), malgré l'amitié dont il m'honorait, je n'avais pu qu'entrevoir les pièces relatives aux .Stuarts. Aujourd'hui, mon ouvrage doit beaucoup à l'obligeance de M. Mignet, successeur de M. le comte d'Hauterive, qui, dans sa position émiiicnte , a su resler, chose plus rare qu'on ne le pense, l'ami de st's amis.»

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7BÉFACE. Xj

aussi, comment donc un auteur allemand qui veut refaire un livre français n'a-t-il pas craint de faire soupçonner sa bonne foi en parlant assez inexactement de ce livre , pour dire que le premier volume a paru en i83o et le second seulement en i838, lorsqu'à cette date deux éditions nouvelles avaient été publiées? Le savant professeur, du reste, a parfaitement raison de prétendre queje n'ai pointfait une ftiogra/^/iie: j'accepte cette critique comme un éloge , si , dans la vie du dernier prince de la maison de Stuart, j'ai réussi à résumer tout le passé historique de sa race; si, surtout, j'ai relevé mon sujet en mêlant à l'histoire des faits celle des idées, des opinions et des mœurs. Le professeur prussien a fait, lui, une biographie; et aucune rivalité littéraire ne m'empêchera de la proclamer excellente, quoique, arrivée douze ans trop tard , elle n'ait pu me fournir, pour cette édition de mon ouvrage, qu'un seul nom propre , celui de la sage-femme qui délivra la mère de notre héros ! C'est peu, en échange d'emprunts plus considérables; mais, en citant scrupuleusement ma dette , je prouve du moins jusqu'où va ta minutieuse exactitude du biographe prussien, et l'heureuse émulation qu'il a excitée en moi.

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A VAMT- PROPOS

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