CHAPITRE TT
Peadant que le mi Jacques, à Saint-Germain, se détachait de plus en plus de tout intérêt terrestre, en remerciant Dieu, dans sa prière déjà citée, « de lui avoir ôté ses royaumes, si c'était pour Te rendre meilleur,» les mémoires du temps nous apprennent qu'il y avait dans celte cour les mêmes intrigues, les mêmes cabales, les mêmes jalousies qu'autre- Tois à Whitehall. Middieton, le duc de Melfort, le duc de Perlh son frère, le lord Waldegrave, ministres et courtisans rivaux, se disputaient les faveurs d'un roi et d'une reine sans couronne. Middieton, plus froid, p!usprudent(i), Melfori, presque insensé dans ses iiiconséquences , étaient plus fidèles l'un et l'autre à leur ambition qu'au mallieurde leur maître.
(ij MiddletoQ était de la religion anglicane; il se convertit au calholicisme , touché, dit-on, de ce que lui dit Jacques II sur son lit de mort. C'eiu. été du moins une cousolation pour le monarque desavoir quels fruits porteraient ses dernières paroles. Ses ministres et ses courtbans auraient eu du reste, pendant sa vie, mainte occasion de se convertir, s'ils l'eussent accompagné plus souvent dansses dévots pèlerinages: — on litdansleJoumaldeDaiigeau,àia date du i8 novembre 1690 :•> Le roi d'Angleterre doit' aller ces jours-ci à la Trappe, où il demeurera trots jours. Il ne mènera avec lui d'Anglais , dans ce voyage-là, que mylord Dumbarton. ■
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