CHAPITRE VI
Le 3i décembre 1730 (i), l'artillerie du château Salnt-ADge fît retentir dans Rome ses foudres pacifiques, pour annoncer à la ville et au monde, urbi et orbi, que le ciel exauçait enfin les prières des fidèles qui, depuis six jours, par ordre du souverain pontife, demandaient la délivrance de la reine catholique de la Grande-Bretagne. Clément XI lui-même, à cette intention, avait prié ofTicieltement la veille, jour delà fête de saint Thomas deCantorbéry, dans l'église dédiée à ce saint patron des Anglais (ï). Le fils accordé à Jacques et à Clémentine naquil devant plus de deux cents témoins de tous rangs, convoqués au palais, résidence des Stuarts. Dans le nombre, on remarquait sept cardinaux , le gouverneur de Rome, des prélats , des protonotaires apostoliques, des ducs et duchesses d'Italie, des grands seigneurs de Pologne, des nobfes anglais, écossais et irlandais, etc. , car Jac-
(1) ao décembre, nouT. style. — Médaille n* XXV : Prondenlia obsietrix.
(a) L'église de San Tomato di Cantorberi, del collegio iagUse, roD'déc stir une ancienne abbnye.etbàlie en 1376, par le cardinal
Ai- Nwfolk.
n,g,t,7i.dh,G00glc
DE CBARLfiS-iDOIJABD. 163
ques, dès le lo juillet précédent, avait invilé, par une circulaire, les dignitaires de ses royaumes à être présents à la délivrance de la reine, et quelques-uns avaient tout bravé pour se rendre à ce devoir. Autour du berceau qui allait recevoir le prince, enfant de l'exil , de riches présents attestaient aussi que les droits des races royales restaient imprescriptibles dans Rome calbolique. Des langes, estimés 6000 scudi, avaient été consacrés par la bénédiction [lapale. La sage-femme se trouvait placée sous un dais splendide: c'était une Italienne, nommée Gitta, qui avait nonseulement été gratifiée d'une somme de cent doublons donnée par Jacques , et des dons particuliers des membres du sacré collée, mais encore booorée du titre de comtesse (ij. La comtesse Gitta, en montrant le nouveau-né aux témoins, s'écna, faisant allusion aux suppositions qui avaient attaqué la légitimité du père ; « Ce n'est pas une supposition, au moins : voici un vrai prince! o
Le lendemain, des courriers partir«;nt pour les diverses cours d'Europe, afin d'y notifier la naissance de Charles-Édouard-Louis-Philippe-Casimir. Ce furent les noms de celui que la postérité devait Connaître sous les deux premiers seulement (a). Un Te Deum solennel
(i) Jacqnes et Clémentine reçurent eux-mêmes personnelleineDt, i cette occasioD , des témoignages éclatants de la munificence pontificale, entre autres le don du palais des Saints-Apàtres, 10 mille tcttdi du pape et 1 00 mille du sacré collège ; sommes auxquelles furent ajoutés d'autres présents encore le jour de la présentation du jeune prioce au Vatican.
(a) Charles- Edouard est un nom consacré jusque sur le monument du prince (luns Saint-Pierre de Rome : nous persisterons à le-
D„:,i.,.-iM,G00glc
364 HISTOIBB
fut chanté dans la chapelle Sixtine en pi'^encede Clément XI; et l'espoir superstitieux des A.nglais fidèles se traduisit aussi au firmament, par l'apparition d'un astre nouveau, que les astronomes aperçurent, dit-on, pour la première fois le 3i décembre.
On a dit quelquefois que l'éducation de Charles- Edouard avait été négligée : par éducation, il faut entendre, sans doute, rinstroclion ; ni les soins ni les leçons ne manquèrent cependant à son enfance et à sa jeunesse : ses gouverneurs et ses précepteurs lui inspirèrent de bonne heure le goût des arts; il devint même assez fort en musique; mais II est v^ai de dire aussi qu'il écitvait très-inégalement t'orthogi'aplie, commebeauconp de personnages illustres de son siècle, el comme on l'a reproché de nos jours sérieusemeDl à Napoléon. Dans ses premières années , sa mère ne le perdit guère de vue, et ce fut d'elle qu'il tint l'héroïque fermeté de son caractère; miss Walpole, anglaise catholique, secondait les soins maternels.
Clémentine mourut lorsque Charles-Edouard avait déjà quinze ans, le 1 8 janvier 1 755 ( r ). Elle était devenue mère d'un second fils, Henri-Benoît-Edouard- Alfred-Louis-Thomas, né le 20 mars 171*5, et appelé duc d'York; mais, même avant cette date, la bonne intelligence des deux époux avait été maintes fois troublée; et l'on prétend que le choix des gouverneurs donnés aux jeunes princes, sans qu'elle fût consultée,
nommer ainsi , quoiqu'il signât quelquefois lui-roème simpletneul Charles, P. of W. (prince de Galles).
(1) La princesse Clémentine Sobieska Stuart a son mausolée dans SHitit-Piene de Rome, à côté de celui de la reine Christiue de Suède et de l'impératrice Math ilde.
it,Googlc
DE caiBLES-RDOUABD. 363
fui ati noiubie des causes qui rendirent la princesse malheureuse. Jacques s'abandonnait volontiers à des favoris, et l'on ajoute que, malgré sa piété, il eut aussi des favorites comme son père, entre autres, ta comtesse d'Inverness, qu'il avait nommée goiivernanle de ses deux jeunes (Ils. J^conitesseet son maii étaient protestants; autre sujet de griefs, ou plutôt prétexte dont Clémentine couvrit son anlipatliie pour l'un et pour l'autre. Quoi qu'il en fût, Clémentine l'emporta. Au comte et à la comtesse d'Inverness furent successivement substitués , comme gouverneurs et précepteurs, le chevalier de Ramsay, l'élève et l'ami de Fénelon ; Murray, comte de Dumbar, et Thomas Sheridan.
Le chevalier de Bamsay n'ignorait pas qu'il faut de bonne heure coriîger les mauvaises impressions de l'enfant, quand on n'a pu les prévenir. En sortant des mains des femmes, Charles-Edouard avait fa peur du tonnerre; la lueur d'un éclair lui anachait des cris d'alaime, et au moindre orage il fallait qu'on fermât les croisées. Ramsay l'habitua peu à peu à regarder l'éclair fixenaeDt,et le familiarisa si bien avec les sensations que cause le spectacle d'un orage, que son jeune élève finit par trouver du plaisir à eu admirer les terreurs. Le cardinal Atberoni en complimenta un jour le gouverneur. « Un prince, dit le cardinal, avec son impt^ tuosité méridionale, ne doit rien craindre, ni hommes, n i diable, ni Dieu ; » — et, voyant que ce dernier mot lui était échappé devant des témoins qui se scandalisaient d'une pareille maxime sortie de la bouche d'un prince de t'r^lîse, il reprit en soui'iant : « car,
n,g,t,7i.dh,G00glc
366 HISTOISE
Dieu , monseigneur, nous devons plutôt l'aimer que le craindre.
Ije jeune hérilier de la fortune des Stuarts parla bientôt avec la même facilité l'anglais, l'italien elle français : — l'ëtude des langues vivantes n'est p^ ud tiavail pour les enfants. L'amour des arts et le goût de la musique sont aussi des inspirations à peu [h«s spontanées sur le sol de la classique Italie. Le jeuoe prince ne résista pas au charme; mais ses sentiments de prince l'emportaient sur ses instincts d'artiste. C'est pourquoi la pensée de sa destinée lui donnait un air rêveur et quelquefois sévère, qui contrastait avec les grâces plus légères de son jeune frère. Sous l'éclat du soleil d'Italie, Charles- Edouard semblait se plonger, par l'imaginatiou , dans les brouillards de la Grande-Bretagne. De tous les monuments qui frappaient ses j^eux , ceux qui rappelaient une gloire guerrière, fixaient surtout sa réflexion secrète, et les voyageurs anglais l'intéressaient plus par leurs récits que les antiquaires par leurs commentaires sur les inscriplions de ta grandeur romaine.
Il était dans sa quatorzième année lorsqu'il put avoir une idée de la guerre, et en recevoir directement les premières leçons à l*école d'un capitaine qui, issu du sang royal des Stuarts, avait conquis, sous les drapeaux des Bourbons de France et d'Espagne, une des hautes renommées militaires de ce siècle. L'EspagoCj en hostilité avec l'empereur Charles VI, avait mb le siège devant Gaële. Le maréchal de Berwick, duc de Liria, passa par Rome pour aller prendre le commandement de l'armée assiégeante. Il demanda à Jacques de lui confier son (ils, et obtint de l'emmener
it,Googlc
DE CHAHLHS-KttOUARD. 367
avec lui. Charles-Edouard prit congé de sa Sainleté, qui lui remit 3ooo scudî pour subvenir aux Irais de son équipement. Â l'armée, il trouva pour émule le jeune don Carlos d'Espagne (i);il suivit de près toutes les opéralions du siège, et il était dans la iraocliée lorsque la ville se rendit. Le maréchal de Berwick écrivit à son frère , le duc de Fitzjames , en se félicitant de la fin d'un sî^e où il disait que, malgré sa cwurte durée, il avait plus souffert qu'à aucun autre de ceux où il s'était trouvé.
C'était le jeune Charles-Edouard qui avait causé ses inquiétudes. «Immédiatement après son arrivée , ajoutait le maréchal, il m'accompagna à la tranchée, où il paraissait n'avoir guères souci des balles qui sifBaient autour de nous. Le lendemain, j'étais dans une maison un peu à l'écart, et que les assiégésjme forcèrent de quitter, en y faisant tomber cinq à six boulets. Le prince de Galles vint m'yjoindre, et aucune représentation sur le danger qu'il courait ne put l'empéCher d'y entrer. Il y demeura quelque temps avec un admirable sang-froid , quoique les raui-s fussent criblés de balles. Son Altesse Royale, en un mot, nous a prouvé que, chez les hommes nés pour être des héros , la valeur n'attend pas les années. Me voici délivré de ces causes d'inquiétude, et je jouis de la satisfaction de voir le prince adoré par les officiers et les soldats. Il a des manières charmantes, et s'il en était autrement, je vous le dirais en coitTidence. Demain nous partons pour Naples, où je ne doute pas qu'il ne captive les
(]) Don Carlos détacha un diamant de son chapeau et le fisa de sa main au cbap<ïau de Charles -Edouard , en l'appelant Allesse Royale et prince de Gnlles. (Voy. Memoirs of Prince Charles Stuart.)
n,ç.ti7.dh,G00glc
Napolitains aussi bien que dos troupes. Il n'a pas besoin qu'on lui souffle ce qu'il doit dire. Plût à Dieu que les plus cruels ^ennemis de la maison de Stuart eussent élé lémoins de sa conduite pendant ce siège! il eo aurait, je crois, ramené plusieurs. Je remarque surtout en lui une pliysiononiie heureuse qui promet beaucoup ( i ). »
Quelle que pût éti-e la parlialité du maréchal pour son royal cousin, celte lettre réfuie suffisarameDt, 11 nous semble, ceux qui cberchaient déjàà représenler le jeune Cbarles-Édouard comme un prince mal élevé.
Pour se rendre de Gaèle à Naples, Charles-Edouard s'était embarqué ; pendant la traversée, son chapeau tomba à la mer, et les matelots s'empressaient pour courir après avec la cbaloupe: «Non, non, s'éciia-t-il, en les arrélant, ce n'est pas la peine, le flot le portera sans doute en Angleterre, où j'irai lot ou tard le chercher moi-même (a). «
Après quelques jours passés dans le royaume de Naples, où il eut à la cour tous les succès qu'avait espérés pour lui le maréchal de Berwick, Charles -Edouard retourna à Rome, et le pape le reçut comme un vainqueur. Son père, qui était à Albano, l'embrassa avec un juste orgueil, et, l'année d'ensuite, i| lui permit d'aller encore assister à une campagne des alliés en Lo[nl>ardie. Deux années plus lard, le 29 avril 1737, Charles-
(i| Je cite celle leUie d'après uoe traduclLoD anglaise qu'on trouve il la fois daus les Mémoires du prÎDce Charles Stuari 6e M. KIose et lîs Mémoires des Préteadaiits de M. H. Jesse.
(a) L'anecdote est rapportée dnna le sens d<^ reite réponse par le président Des Brosses. Queltiiies nuteurs anglais, en la traduisant, font dire au prince : Laissez mon chapeau , j'iroi en chercher un autre eu Auj^leterre.
U,g,t,7l.1M,COOt^lc
DE CUABLBS-BDOUABD. 3G9
Edouard, sousletilre decomled'Albany, fit irne excursion de trois mois dans les principales villes de l'Ilalie septentrionale : il vit Parme, Gènes, Milan, Venise, el revint à Rome parpadoue, Bologne et Florence, Il avait dix-sept ans, et l'oisiveté pesait déjà à son imagination ambitieuse. Quelques hommages qui lui furent décernés lui prouvèrent du moins qu'il y avait encore hors de Rome quelques sympatliies pour sa cause. A, Gènes , oîi ses regards cherchèrent avidement le pavillon britannique sur la Méditerranée, l'envoyé d'Espagne el les nobles Génois vinreni le saluer. A Milan, le gouverneur de la Lombardie, le vieux général Von Traun , lui fit aussi sa cour et lui donna le titre de prince de Galles. A Venise, il fut invité à assister aux séances du sénat , et y pri t place su r le siège réservé aux voyageurs couronnés. Il renconli-a dans l'église de Saint-Georges le jeune électeur de Bavière, celui qui devait disputer la couronne impériale à Marie Stuart. À Bologne, le cardinal légat et quaire sénateurs allèrent au-devant de lui. A Florence, le résident anglais eut assez d'influence auprès du grand-duc pour que celui-ci ne l'admit pas publiquement à la cour; mais il ne put empêcher la ville de lui donner des fêtes et des bals. La m^son de Hanovre, jalouse de ces manifestations, témoigna son mécontentement au résident vénitien Businiello, qui eut ordre de quittet Londres sous trois jours.
Charles-Edouard cependant rentra dans sa retraite, impatient de causer déplus sérieuses inquiétudes à la famille régnante d'Angleterre, maïs forcé d'attendre encore plusieurs années l'occasion favorable. Tantôt à Albano, tantôt, et plus souvent, à Rome, son père
n,g,t,7i.dh,G00glc
310 UISTOIBB
contiuuait à atleudi-e pieusement la volontë du cie]> à l'ombre du Irène ponlifîca), et se contentait plus facilement des stériles honneurs accordes autant à son infortune qu'à ses droits. Horace Walpole a fait, à la date de 1 740 , un tableau assez triste de la uiaison du prétendant (1). Nous citerons ici de préférence quelques passages des lettres d'un voyageur fraiiçais, le président Des Brosses , qui vit aussi, à peu près à la même époque ( 1 740) , le chevalier de S^int-Georges et ses deux fils. Le président écrivait à MM. deToumay et de Neuilly :
« J'achèverai avec vous ma touniée de viàtes importantes par celle du rvi d'Angleterre: on \e traite ici avec toute la considération due à une majesté reconnue pour telle. Il habite [dace des Saints-Apôtres, dans un vaste logement qui n'a rien de beau. Les troupes du pape y montent la garde comme à Monte-Cavallo, et l'accompagnent lorsqu'il sort, ce qui ne lui arrive pas souvent. Sa maison est assez nombreuse, à cause de quelques seigneurs de sa nation qui lui sont restés attachés, et qui demeurent avec lui. Le plus distingué de ceux-ci est mytord Dumltar, Écossais, homme d'espiil et fort estimé, auquel il a confié l'éducation de ses enfants , quoiqu'il ftsse profession de la religion anglicane, ce qui peut être un trait de politique. Le prétendantest facile à reconnaître pour un Stuart, il en a toute la figure; il est d'une taille haute et assez miD«e , fort ressemblant de visage aux portraits que nous avons du l'ai Jacques il son père, et même aut feu maréchal de Berwick , son. frère naturel ,
{1} Voir l'Appanilic^ de, ce volirnw.
h,Googlc
DB CHABLeS-BUOUABD. 371
si ce n'est que le maréchal avait la physionomie irisie el sévère, au lieu que le prétendant l'a irisie et niaise. Il ne manque pas de dignité dans les manières. Je n*ai TU aucun prince tenir un grand cercle avec aulant de grâce et de noblesse. 11 lui arrive quelquefois d'en tenir, malgré la vie retirée qu'il mène. N'étant ni d'âge ni en étal d'avoir te Taste extérieur qui entoure habituellement les souverains, cherchant d'ailleurs à se rendre agréable dans une ville à laquelle il a tant d'obligations, il met toute sa dépense d'apparat à faire donner de temps en lemps aux dames, par ses jeunes fils, quelques fêtes publiques, où il vient figurer pendant une heure. Il est dévot à l'excès. Sa matinée se passe en prière aux Saints-Apôtres, près du tombeau de sa femme. Lorsque ce prince vient se mettre à table , ses deux fils , avant que de prendre place , vont semettreà genoux devant lui, et lui demandent sa bénédiction. Il leur parle ordinairement en anglais, et aux autres, en italien ou en français. Des deux fils du prétendant, l'atné est âgé d'environ vingt ans , l'autre de quinze. Je n'ai pas besoin de vous dire qu'ils sont connus ici souslesnumsdeprinces de Galles et de duc dTork. Tous deux ont un air de famille, mais le cadet a, jusqu'à présent, une fort jolie figure d'enfant. Us sont aimables, polis, gracieux; tous deux montrant un esprit médiocre et moins formé que des prinjces ne doivent l'avoir à leur âge. Le cadet est fort aimé dans la ville, à cause de la beauté de sa figure et de la gentillesse de .ses manières... J'entends néanmoins dire à ceux gui les connaissent àjond, que Tathé vaut beaucoup mieux ^ et qu'il est plus chéri dans son intérieur; qu'il a fie la bonté de cœur et un grand couragCf
rmn-ik;Goog\c
373 HISTOIRB
qu'Usent vivement sa situation, et que s'il n'en sort pas un jour, ce ne sera pas faute d'intrépidité.
a Lesjeunes princes sont tons deux passionnés pour la musique, et la savent parraitement : l'ainé joue trèsbien du violoncelle; le second chante tes airs italiens avec une jolie petite voix d'enfant du meilleur goût. Ils ont, une fois la semaine, un concert exquis ; c'est la meilleure musique de Rome. Je n'y manque jamais. Hier, j'entrai pendant qu'on exécutait le. fameux' concerto de Corelli, appelé la Notte di Natale; je témoignai du regret de n'être pas arrivé plus tôt pour l'entendre en entier. Lorsqu'il fut fini, et qu'on voulut passer à autre chose , le prince de Galles dit : « Non, a attendez ; recommençons ce concerto ; je viens d'ouïr « dire à M. Des Brosses qu'il serait bien aise de l'en- « tendre tout entier. » Je vous rapporte volontiers ce trait, qui marque beaucoup de politesse et de bonté(i).« Le président avait raison : chez les princes comme chez tous les hommes bien nés, la véritable politesse est l'expression du cœur. >
(\) L' Italie il Y a cent ans, tome II, page 91). C'est sous ce titre qu'ont été réimprimées, en i836, les lettres du président Des
n,g,t,7i.iM,G00t^lc
DB CHABLBft- EDOUARD.