‹ Histoire de Charles-Édouard, dernier prince de la maison de Stuart, precédéeChapitre 69 sur 72 · I>K CH\BLES-EDOU*RII · texte numérisé non relu

I>K CH\BLES-EDOU*RII

d'homme à liomme, chaque fois que le désespoir ou l'impossibilité de fuir ralliait quelques Anglais. Ce fut pour les Highlanders roccasion de ces exploits extraordinaires qui sembleraient n'élre possibles qu'à un peuple de géants. Rien n'égalait surtout le ravage de cette arme particulière appelée la hache d'armes du Lochaber, espèce de faux ou de cognée fixée à une perche. On en vit qui , dans les mains des Mac-Gregors, rasaient en un clin d'œil les têtes de dessus les épaules, ou fendaient un homme en deux. La claymore n'était guère moins redoutable dans les mains des monlf^nards de ce clan. Leur capitaine James Drummond Mac-Gregor était tombé, dès le premier choc, atteint de deux balles; mais, se relevant sur un coude: «Je ne suis pas mort, mes enfants, cria-t-il, et je regarde si vous faites votre devoir (i). » I.e chevalier de Johnstone, aide de camp de lord Georges Murray, cite un jeune montagnard, encore imberbe, qui avait iué à lui seul quatorze soldats anglais. Un autre conduisit, comme un troupeau de moutons, dix prisonniers qu'il avait faits à la fois. On se croit revenu à ces temps de prouesses que nous n'avons fait qu'esquisser d'après Froissarl, « lorsque a messire Archambaud de Douglas, qui étoit bon che- M valier et fort craint de ses ennemis, mettoit pied à a terre , et mettoit au devant de son visage une longue a épée qui avoit d'altumelle deux aunes, et à peine la a pouvoit un autre lever de terre; mais elle ne lui t cousioit rien à manier, et en donnoit des coups si « grands, que tout ce qui ascousyvoit il mettoit par

(i) Johhstohe's Memoin, ])age 36.

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, (t terre, el n'y avoit si hardi de la partie des Aoglais « qui ne refusasl ses coups (i). o

Colqhoun de Grant avait, la veille, relâché les deun volontaires qui avaient été pris sur le pont de l'Eske; il faillit les remplacer par une compagnie entière de dragons, qu'il poursuivit presque jusqu'au cbâteau d'Edimbourg, sur le cheval d'un officier qu'il avait tué.

Le fils aîné de sir Robert Threipland fut moins heureux : des soldats anglais, auxquels il criait^de se rendre, se retournant et le voyant seul , s'arrêtèrent, et le tuèrent à coups de sabre.

Le colonel Gardiner avait résolu de ne pas survivre à la lâcheté de ses dragons. C'était un vétéran du temps de Mariborough, qui, après avoir eu une jeunesse dissipée, s'était jeté dans une dévotion mystique; brave officier d'ailleurs, et dont la vie a été écrite pour être proposée en exemple au soldat chrétien (3). Il combattait à la tête d'un régiment d'infanterie qu'il avait rallié, lorsqu'il fut pourfendu par une des fatales faux des Mac-Gr^ors, à la porte même de sa maison de campagne. A part quelques exceptions, la panique des Anglais, dans cette affaire, parut presque incroyable : il n'en serait échappé qu'un bien petit nombre si Cbarles-Ëdouard avait eu de la cavalerie, et si les clans, selon leur usage, n'avaient préféré le butin à la destruction des vaincus. Sir John Cope s'était décidé à fuir comme les autres jusqu'à Berwick, Le sentier dans lequel il tourna bride re-c

(■) Chronique de FKoisaA&T.

(a) Dodridce's Li/e 0/ colonel Gardiner^

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De CHABLES-BDOUARD. S9S

tient encore le nom de « chemin de John Cope. d Lorsque le générât arriva à Berwick , on prétend que lord Mark Kerr ne put résister au plaisir de lui Taire UD compliment ironique souvent répété : a Sir John, TOUS êtes le premier général de l'Europe qui ait apporté la première nouvelle de sa défaite. »

Les étendards anglais furent déposés aux pieds de Charles-Edouard , qui montra dans cette journée une modération généreuse, après avoir payé noblement de sajiersonne. Il embrassa cordialement les Chefs de clans, et ,s'occupant des blessés des deux partis avec le même inlérét, il ne songea à lui qu'après avoir songé aux autres : Home, Henderson et les autres historiens whigs en sont réduits à attribuer son humanité 8 sa politique. Il n'oublia pas, il est vrai, d'utiliser la victoire en s'emparant de la caisse militaire de sir John Cope, qui contenait quatre mille livres sterling; puis, ayant surveillé r«xécution de ses ordres les plus pressés, il alla loger cette nuit à Pinkie-House , château du marquis de Tweeddale (i).

Les Highianders ne perdirent à la bataille de Gladsmuir, ou de Preston-Pans, que trente à quarante hommes, dont trois officiers. Quatre-vingts furent blessés. Les Anglais laissèrent surle champ de bataille ou dans la retraite cinq cents morts et plus de mille prisonniers, avec leurs tentes, leurs bagages, leurs canons ■ et presque tous leurs drapeaux.

Les Highianders se montrèrent ardents au pillage;

(i) Il avait d'abord dîné sur le champ de bataille, à la lable improvisée des Mac-Gregors, aussi sobrement mais plus gaiement que la veille à Tranent. (HEHDEasoN, History.]

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mais ils secondèrent aussi volontiei's l'humanité du prince en piodiguant des soins aux blessés. L:i fiifeur du combat satisfaite fit place à la générosité.

I..es ministres épiscopaux d'Ecosse, comme nous l'avons remarqué déjà , étaient en général pour les Stuarts : il y en eut même un qui , ayant suivi les Higblanders depuis Doune jusqu'à Preston-Pans, repartit à pied pour sa cure après la victoire, et, ayant fait un voyage de 5o milles, arriva le dimanche matin dans son église, à temps pour prêcher et annoncer À ses paroissiens que Dieu venait de favoriser la bonne cause.

Ce ne fut que dans les premiers jours d'octobre que Cbarles-Édouard put trouver te lemps d'écrire luimême, à son père, une lettre dans laquelle il résumait les principaux résultats de l'heureuse journée de Glasdmuîr (i). C'est bien là une lettre intime, rédigée avec la familiarité et la rapidité du style militaire. Une autre main que celle du prince avait tracé, sans

(i) ■ Edimbourg, 7 octobre i74!>.

■ Il m'est impossible de vous donner un jouroaldélailléde ceque

■ j'ai fait jusqu'ici, la surcharge des afTaires ne m'en laissant pas le

• temps. Toutefois, je dois profiter de cette occasion pour voui > relater brièvement labatatUe de Gladsraoir, livrée leai seplem- « bre, et qui a été une des plus surprenantes aidions qui aienf

• jamais été. Nous avons gagné une victoire complète sur le géné-

■ rai Cope, qui commandait sept mille fantassins et deux régi'

■ ments des meilleurs dragons de l'île ; lui, élant avantageusement 1 posté, avec des batterTes de canon et des munitions ; nous, n'ayant

■ ni chevaux ni artillerie, et, pour les attaquer dans leur poste, « étant obligés de passer devant leur sez, dans tu défilé et un ma-

• récage. Notre première ligae seule a eu occasion de combaUre; « car, tout d'abord , et en cinq minutes , le champ de bataille a élé " baJayé, tous les fantassins tués, blessés ou faits prisonniers, et de

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DE CaABLES-BDOUlBD. S95

doute, répitre sentencieuse qui Tut publiée avec sa signature, et datée du ai septembre, v. s. Il nous semble y recoooaître la manière de l'ancien gouverneur, sir Thomas Sheridan, qui, en traduisant d'ailleurs les opinions libérales et les sentiments généreux de Charles- Edouard , se croyait obligé de leur donner la forme d'une thèse, comme si le héros de la IJoutelle n'avait pas encore quitte son déguisement ecclésiastique (i). N'y a-t-il pas quelque chose de pédanlesque à dater, d'un champ de bataille, une lettre qui rétablissait, entre la dynastie régnante et celle des Stuarts, un procès théologique où sont mis en cause les évéques anglicans, les protestants athées, etc. ? Mais ce que le secrétaire officieux, sinon officiel du prince, lui faisait dire sur les blessés, se retrouve heureusement dans la lettre authentique du jeune vainqueur, qui s'était montré si humain sur le champ de bataille, et qui répondit, à ceux qui t'engageaient à menacer ses prisonniers de les traiter comme l'Electeur

■ la cavalerie deux cents se sont échappés, comme des lapias,

■ l'un après l'autre. De notre côté, nous avons perdu cent hommes,

■ tués ou blessés : l'armée a eu ensuite un beau butin.

■ Je suis très-embarrassé sur ce que je dois Taire de mes prison-

• niers blessés. Si je Tais <m hôpital tierégHse,oa se récriera sur cette

• jurande profanation , et l'on répétera que je manque i mon mani- 1 feste , par lequel je m'étais engagé à ne violer aucune propriéli''. " Si les ma^sirats voulaient s'en mêler, ils m'aideraient à sortir » de cette difficulté; advienne ce que pourra, je suis dérâdé à ne ' pas laisser ces pauvres blessés dans la rue. Si je ne puis mieux 'faire, je convertirai te palais en kôpitat, pour k leur abandonner."

(i) J'ai rejeté k ['appendice cette lettre que H. Chambers, k qui je l'avais empruntée, n'a pas reproduite dans la dernière édition de son ouvrage sur les rébellions jacobites.

traiterait les siens : n Mon, non, il est au-dessous de moi de faire des menaces vaines, et je n'exécuterai jamais celles-là : jamais je ne ferai fusiller de sang-froid ceux que j'ai sauves dans la chaleur de raction, au péril de ma propre vie. » De telles paroles valent mieux que les phrases philosophiques de la lettre que les partisans de CharleS'Édouard crurent devoir lui attribuer pour servir de commentaire à sa première victoire.

La victoire de Preston-Pans dut sans doute conBrmer Jacques III dans le projet d'abdiquer en faveur de son fils, projet pour l'exécution duquel il demandait depuis un mois l'assentiment de Louis XV, en même temps qu'il le suppliait de pardonner à ce fils sa témérité. Voici comment ce monarque s'était cru obligé de blâmer et de justifier, en même temps, l'entreprise de Charles-Edouard sur la nouvelle de ses premiers succès :

« LE ROI JàCQUES III A, S. M. LOUIS XV (l).

- Roine,ceSao(ttlT46. (34 juillet, n. ».}

« Ce n'est que depuis peu de jours que j'ai appris , o à mon grand étonnement, que mon fils est actueln lement parti des côtes de France pour se rendre ' ■ en Ecosse. 11 a pris et exécuté cette résolution sans u me consulter, sachant bien que je n'aurais jamais a approuvéqu'il fit une telle démarche, surtout à l'însu « de Volie Majesté; je l'ai donc ignorée absolument; u mais étant faite, je vous avoue sincèrement que je a ne saurais m'empéctier de l'admirer. 11 me mande a d'avoir écrit lui-même à Voire Majesté en partant;

(i) Celle lettre est en français dans les Stitarts paperx.

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DR CHAHLES-EEKtUABD. 397

« et quoique je ne prétende pas excuser son silence a envers elle auparavant, je m'assure qu'elle fera moins « d'attention à un pareil manquement qu'au courage « et aux sentiments qui le font agir, et qu'elle voudra m bien le croire d'autant plus digne de son amilîé et « de sa protection, qu'il tâche d'imiter son exemple o et de suivre ses traces, en afTrontant les plus grands n périls pour arriver à l'accomplissement de ses justes x desseins. 11 est certain que sa conduite présente fera « une grande impression sur l'esprit de ses compatriotes, et que je ne regarderais pas comme tout a à fait impossible qu'il puisse réussir sans secours « étrangers. Mais cela serait de ces événements extrace ordinaires, sur lesquels it ne- faut pas compter; et a je croirais tenter la Providence si , dans la présente «importante conjoncture, je n'implorais avec toute « l'instance possible l'aide et l'assistance de Votre Ma- « jesié, sans lesquelles it est bien difficile que la pré- « sente tentative puisse réussir.

a Votre Majesté a fait venir mon fils en France ; et fl comme il y a demeuré une année et demie, elle n'aura « certainement pas perdu de vue l'objet pour lequel u elle t'a fait venir ; c'est à présent ou jamais à mettre « la main à l'œuvre , les moindres délais pouvant être « dangereux , tandis qu'avec peu de risques et de frais, • Votre Majesté pourra achever l'ouvrage que mon fils a et mes sujets fîdèles ont commencé tout seuls. Quel « regret n'aurait point le cœur de Votre Majesté, s'ils « venaient tous à périr faute d'un petit secours! Et, « d'autre part , quelle gloire et quelle consolation pour « elle à se rendre ma patrie et ma famille redevables « de leni-s libellés et de leur bonheur? Enfin, après

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■ Dieu, toute ma cooBance est eo Voire Majesté, et • a[irès lui aussi notre sort est entre ses mains. Je ne « mettrai donc point de bornes à mes espérances.

a L'exemple de mon fils atné anime, comme de « raison , mon cadet ; il ne saurait souffrir patiemment a de se voira Rome tandis que son frère est en Ecosse; a et quoique les dangei-s et les difficultés de sortir de a ce pays-ci soient plus grands que jamais, il fera ce- K pendant plutôt l'impossible que de ne pas se rendre a au plus t6t à Avignon, pour y attendre les ordres de a Votre Majesté.

o \. l'égard de moi-même personneUement , il y a « longtemps que Votre Majesté est instruite de mes a réflexions et de mes vues, par rapport à une renun- « ciation à mes droits en faveur de mon fils : je per- « siste toujours dans les mêmes sentiments , avec cette K différeace, cependant, que ce que je croyais aulreu fois devoir être avantageux à ma famille me parait « devenir à présent indispensable et nécessaire même « pour mon honneur. Mes infirmités augmentent avec «mes années; et je croirais agir avec témérité, je puis « même dire avec peu de bonne foi , si je prétendais u me chaîner du poids du gouvernement, lorsque je u suis absolument incapable d'aucune fatigue, soit de «corps, soit d'esprit, et par conséquent nullement « eo élat de remplir tes devoirs d'un prince sur le « tr6iie, tandis que j'ai la consolation d'avoir un fils « en état de travailler avec assiduité et succès au bien de son peuple, et qui a déjà eu occasion de monu trer qu'il est digne de le gouverner. D'ailleurs Votre ce Majesté sentira bien l'impression que fera sur le pu- « blic de voir mon fils exposé à mille risques et dans

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DK CHABLES-ÉDOUARD. 899

n gers eo Ecosse en combattant pour sa famille et sa a patrie, pendant qu'on me verrait immobile dans la ville de Rome. Le public ne saurait juger que des «apparences extérieures, et s'eu tiendrait au simple a fait , sans faire trop d'attention à l'impossibililé abo solue oiî je suis de sortir à présent d'Italie , à cause u de ma santé, et de la guerre qui empêche un libre a commerce dans ce pays-ci. Dieu seul sait quand les chemins seront libres, et voilà encore un nouveau X motif pour ne pas différer davantage ma renoncta- « tion. Le vrai temps de la publier serait quand je H saurai mon Bis heureusement débarqué en quelque « partie de la Grande-Bretagne; mais cependant, quel- « que convenable et nécessaire que je trouve cette « démarcbe, je ne veux pas prendre sur moi de la & publier que de concert et avec l'agrément de Votre o Majesté, et je la supplie de ne pas tarder à me faire V savoir ce qu'elle en pense, désirant être dirigé par n ses conseils en cela et eu toute autre chose. Votre « Majesté excusera, j'espère, la longueur de ma lettre; ■ mais dans cette importante occasion je ne pouvais « me dispenser de lui ouvrir mon cœur sans réserve a sur ce qui regarde ma propre personne et celle de « mes enfants ; nous lui sommes tous trois inviolable- «ment attachés, et j'ose répondre qu'elle ne nous «c trouvera Jamais indignes de son amitié et de sa bien- « veillance.

« De Votre Majesté ,

tt Le bon frère et cousin ,

« Jacques, R. »

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En même teoips Jacques III écrivail au ministre de Sa Majesté Ti-ès-Cbrélieane :

« AD SECRÉTAIBE d'ÉTAT DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES.

J*ai cru que ^e ne pouvais vous écrire par un « canal qui vous fût plus agréable que celui du car- V dioal de Tencin, de qui vous recevrez cette lettre. «J'en joins une autre pour Sa Majesté Très-Chré- « tienne; je vous prie de la lui remettre, et d'en ap- « puyer le contenu avec loute l'eflicacité de vos bons « offices auprès d'elle. En assistant mon fils sans délai, K c'est mettre une prompte et glorieuse fin à la guerre; n mais si elle l'abandonne, il est perdu, et je pourrai <t dire ma patrie avec lui. Après le compte que m'a « rendu M. O'Bryen de vos sentiments obligeants pour H nous, je ne saurais douter de vos dispositions. Je u m'adresse donc à vous avec toute confiance, dans « une conjoncture également critique et importante H pour nous. Vous avez à cœur la gloire du roi, dont « vous avez la confiance. Vous avez, vous-même, des u sentiments dignes de la place que vous occupez ; « ainsi que ne dois-je pas espérer de vous , envers qui a j'ai tous les sentiments d'estime et d'amitié que vous « méritez si justement de moi ?

« Jacques, R. »

Nous trouvons annexée à ces deux lettres une apostille ministérielle; c'est M. le comie de Maurepas qui

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consulte son collègue , et lui demande : « Croyez-vous a qu'il convienne que le roi réponde ou ne réppnde « rien à ce pauvre roi Jacques? Uu mot de consola- « tien serait , il me semble, bien digne du bcMi cœur « de Sa Majesté. »

Politique vraiment senlimenlale, qui avait besoin d'être réchauffée par la victoire de Presfon-Pans!

Les JHcobites aillais avaient besoin aussi de ce stimulant; et Charles-Edc^uard fil partir, le m septembre même, pour l'Angleterre, un agent nopimé Hickson, que les instructions écrites de Ja main du prince autorisaient à dite aux chefs du parti qu'ils sciaient inexcusables devant Dieu et "les nommes de ne pas venir le rejoindre immédiatement avec de l'at^ent et des provisions : « Je di:sii-e que le pays souffre Je moins ■ possible de la marche des troupes; qu'ils 'sachent qu'il ne s'agit plus de délibérer : aujourd'hui ou jamais! je sais résolu \ vaincre on i^^érir. Si je périssais, qu'ils voient ce qui les attend ,,enx" et leur poslérilé. » Malheureusement M. Hickson fut aj'iété à Newcastle, et, ces instructions étant trouvées su^ lui, on le mit en prison (r).

{l) CtOtÊdenpapers. »

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