‹ Histoire de Charles-Édouard, dernier prince de la maison de Stuart. Précédée d'une Histoire deChapitre 25 sur 61 · II. il · texte numérisé non relu

II. il

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première fois dans leurs démonstrations de dé^vouement;les clochessonnèrentencoreet les maisons furent illuminées. La retraite fut d'ailleurs conduite avec tant d'ordre et d'habileté^ que le duc de Gumberland^ qui était à Lichtfield pendant que Charles-Edouard était à Derbyi n'en put être exactement informé qu'après deux jours ; il se décida alors à prendre l'offensive et à poursuivre les Highlanders , en se mettant à la tête de ses dragons, et en faisant monter en croupe mille de ses fantassins ; mais pendant douze jours il ne put atteindre l'arrière-garde des Jacobites^ quoique ^ parvenus le lo àWigan^le li àPres* ton^ ils eussent resté paisiblement toute ia journée du 12 dans cette ville; Arrivés le l3 à Lancastre ^ ils y demeurèrent même jusqu'au i5^ avant de se rendre à Kendal^ où ils apprirent qu'ils avaient laissé derrière eux le feld-maréchal Wade^ qui^ toujours lent dans ses manœuvres, avait vainement reçu du duc de Çumberland l'avis réitéré de se placer de manière à leur couper la retraite (i). Lord Georges Murray prévint si adroitement tous les mouvements du maréchal^ et combina si bien les siens y qu'il n'eut bientôt plus à craindre qu'aucun ennemi lui fermât le

(1) HoifE^s Histoiy,

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cliemia de TEcosse ; et alors il rësolat de prou- Ter aux Anglais qu'il pouvait être dangereux de liaroeler de trop près une armée qui prétendait se retirer y mais non s'ayouer vaincue. La cavalerie du maréchal Wade^ réunie â celle du duc 9 formait trois ou quatre mille hommes^ qui trouvaient quelquefois qqe l'on n'avait que trop bien exécuté l'ordre de couper les routes et de faire sauter les ponts, ce qui ne ralentissait guère les montagnards dans leur retraite. Gependaht le 17, Charles - Edouard et le gros de ses troupes étant déjà à Penrith, lord Georges Murray, qu^ s'était chargé de faire réparer quelques chariots, avait couché à Shap, avec ude partie de l'arrière«> garde; le matin du 18 quelques dragons se montrèrent sur les hauteurs voisines^ et vers midi, en approdiant des clôtures du parc de Lowther et du hameau de Glifton , lor^ Georges vit sur une éminence quelques escadrons qui faisaient mine de vouloir l'attaquer, mais il suffit de quelques hommes du clan de Glengary pour les dis* perser (i). Cédant aux instances de ses montagnards, lord Georges attendit que toutes les troupes du duc de Cumberland fussent en ligne, et avant le coucher du soleil il eut tout disposé

(1} Home prétend que c^élaic un corps de rolontaires.

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