‹ Histoire de Charles-Édouard, dernier prince de la maison de Stuart. Précédée d'une Histoire deChapitre 57 sur 61 · FUOR DE REGNO PATRIO A LUI GHE TOMBA DIEDE ? — INFIDELTA DI POPOLO · texte numérisé non relu

FUOR DE REGNO PATRIO A LUI GHE TOMBA DIEDE ? — INFIDELTA DI POPOLO

INTEGRITA DI FEDE. (l)

Le cardinal d'York, avait renoncé^ en entrant dans les ordres, à monter sur le trône d'Angleterre ^ et même à prendre le titre de roi; mais une médaille qu'il fit frapper à la mort de

(i) «Cette petite urne contient la froide cendre de Charles fils de Jacques III, roi d'Angcleterre. Qui lui a donné celte sépulture loin du royaume paternel ? L'infidélité de son peuple , l'intégrité de sa foi. »

Ces Ter» sont del abbate Felice, un des chapelains du cardinal d'York.

son frère exprima cette renonciation^ avec la rë-* &erve qu'an prince de l'ëglise devait fiiire naturellement pour le droit divin. Autour de son image cette médaille porte ces mots : Henricus KONUs ÀNGiiiCJE REx ( Henri IX y roi d'Angleterre). Et sur le revers on voit une ville avec cette exergue: Grati A dei sed non yolontate homi- NUM (c'est-à-dire roi par la grâce de Dieu y mais non par la volonté' des hommes ). Ses dignités ecclésiastiques formaient une longue énumération. 11 était cardinal^ évêque d'Ostie et de Vellettre, évéque de Frascati^ abbé d'Ancliim et de Saint-Amand en France, vice chancelier de l'église romaine , archiprétre de la basiHque du Vatican^ etc., etc. On vantait ses mœurs douces; on le vit toujours protéger avec zèle tous les voyageurs anglais en Italie, et exercer envers tous une bienveillante hospitalité. Gomme son père et son aïeul, il semblait toujours prêt à remercier Dieu dé lui avoir (ait perdre trois royaumes si c'était pour le rendre meilleur; mais sa piété était éclairée, sans superstition. S*il avait pu conserver au fond du cœur quelque amertume contre les rois^qui avaient abandonné sa faoïille, il vécut assez long-temps pour voir les enfants de ces souverains aussi malheureux que le furent ses ancêtres. Lui - même il iie fut pas à l'abii de

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ces nouvelles tempêtes j)jlitiqaes qui boulever* sèrent l'Elorope. Il perdit^ en 1793^ une pension que loi Élisait TEspagne et les revenus de ses abbfiyes de France.

Une démocratie bien autremeût terrible du caibolicisme que celle des Tétes-rondes y vint à Rome même ^ couverte du sang d'un autre Char-les P% arracher des mains du successeur de Saint-Pierre les vaines foudres du Vatican. Le cardinal d'York ^ pour secourir Pie YI dans sa détresse, vendit les jojaux de sa famille, et entre autres un rubis estimé 5o,ooo louis ^bientôt expulsé comme tous les autres cardinaux^ il se réfugia k Venise en 1798, infirme et pauvre, subissant une double humiliation comme fils de TOI et comme prince de l'église. Il vit enfiû un autre Cromwell s'élever plus haut que le premier, et rendre la paix à Rome chrétienne, forcée de consacrer sa grandeur.

De retour à Rome en 1 80 1 , le cardinal d'York consentit à recevoir une pension du roi Georges^ comme porteur des titres de Marie d'Esté, femme de Jacques II , à qui le parlement anglais avait reconnu une dot de 58,ooo hvres sterling , garanties par le traité de Rysv^ick : en reconnaissance du paiement de cette dette, que l'usurpation eût pu lui contester, il légu£[ ses papiers au

DE CIIAIlLES-éDOUÀRin J^l5

gouvernement anglais. Sa mort eut lieu en 1807. Il était le doyen du sacré collège , et âgé de quatre-vingt-deux ans. Gomme Charles-Edouard n'avait point eu d'enfants légitimes, avec Henry- Benoît Sluarty finit sous le chapeau d'un cardinal le dernier petit-fils de ce Jacques II , qui avait sacrifié au papisme la triple couronne de la Grande-Bretagne.

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