‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 100 sur 144 · PETITIONS · texte numérisé non relu

PETITIONS

« Église^ à notre pays. » La pétition fut reçne, et Pym sortit pour y répondre ; elles se rangèrent autour de lui, devant la porte : « Braves femmes^ leur dit-il^, votre « pétition a été lue ; la Cliambre vous en remercie; « rentrez chez vous, nous vous en conjurons, et que vos a pétitions se changent en prières pour le succès de nos G travaux; nous avons toujours été, nous sommes et a serons toujours prêts à vous défendre, vous, vos « maris et vos enfants. » Elles se retirèrent sans bruit: remarquable exemple de réserve dans les égarem(mts de l'enthousiasme, et de gravité morale dans les manœuvres de parti '.

Ces pétitions étaient uniformes ; toutes demandaient la réforme de TÉglise, le châtiment des papistes, la répression des malveillants. Quelques-unes firent davantage et s'adressèrent au mal du moment; la Chambre haute y fut ouvertement menacée : « Que ceux des « nobles lords , dit-on aux Communes, qui veulent « concourir à vos bienfaisantes résolutions, soient supa plies de s'unir à cette honorable Chambre pour siéger a et voter avec elle en un seul corps; par là seront dis- « sipées toutes nos craintes et prévenus les coups que « les hommes les plus paisibles tenteraient enfin par « désespoir. » — « Nous n'avons jamais douté de la

* Presque toutes ces pétitions furent présentées du 20 janvier au 5 février 1G42; celle des femmes entre autres le fut le 4 février. Journals of the Ilouse of Commona, t. II, p. 404 et suiv. — Parliam. Ilist., t. II, col. 1049-10-5, 1072-107G.— Claien Jon,7Li'f. o/ the rebeU.^t. III, p. 56, 7a

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