POPULAIRES (FÉVRIER
« Chambre des Communes, s'écriait le peuple aux portes « de Westminster; mais on dit que tout s'arrête à la « Chambre des Lords : qu'on nous donne les noms de a ceux qui empêchent l'harmonie entre les bons lords « et les Communes, nous y pourvoirons *. » Au sein même de la Chambre haute, le langage des partis deve* nait celui de la guerre : « Quiconque refuse de se joindre « aux Communes, dans l'affaire de la milice, dit le « comte de Northumberland, est ennemi de lÉtat. » On le somma de s'expliquer : « Nous le pensons tous , » s'écrièrent ses amis, jusque-là en minorité dans cette question. La multitude était aux portes; la peur gagna les Lords : plusieurs sortirent, d'autres changèrent d'avis; le chancelier Littleton lui-même, sauf quelques vaines réserves, se rangea au vœu des Communes, qui reçut enfin l'adhésion de la Chambre ; et peu de jours après ^, le bill pour l'exclusion des évêques , en suspens depuis trois mois, y fut pareillement adopté '.
On le présenta seul au Roi *, l'ordonnance sur la milice n'étant pas encore rédigée; sa perplexité fut grande : il venait d'annoncer aux Chambres le procliain voyage de la Reine ; il avait, pour les adoucir, officiellement
« Clarendon, Hint. oftherebeïl., t. III, p. 74.75.
« Le 5 février 1642.
s Clarendon, Ilist. of Ihe rehell, t. III, p. 70, 78, 347.— May.' Jlist. du Long Pari., t. 1, p. 359, dans ma diUeclion. — Parliam. Ilist., t. II, coL 1077, 13G7.
» Le 7 lévrier 1(J 12.