COMMENCEMENTS DE
hors du château, près du parc. Quand les hérauts vou» ku'ent rcnfoncor en terre , ils s'aperçurent que le sol n'était qu'un roc très-dur. Avec leurs poignards ils creusèrent un petit trou pour y fixer le bâton, mais il ne tint pas, et pendant quelques heures on fut obligé de le soutenir à bras. Les assistants se retirèrent, l'esprit troublé de sinistres présages K Le Roi passa quelques jours à Nottingham, attendant, mais en vain, que le pays répondît à son appel. L'armée du Parlement se formait à quelques lieues de là, à Northampton, déjà forte de plusieurs régiments, a S'ils veulent tenter un coup de « main, dit sir Jacob Astley, major général des troupes « royales, je ne réponds pas que le Roi ne soit enlevé « dans son lit^» Quelques membres du Conseil le pressèrent de tenter encore une négociation. « Quoi, « déjà, dit-il, au début de la guerre, avant même qu'elle « ait commencé ! » On insista, au nom de sa faiblesse. Quatre députés ' partirent pour Londres % et revinrent sans succès; l'un d'eux, lord Southampton, n'avait pas même pu obtenir de remettre en personne son message à la Chambre ^ Le Roi quitta Nottingham S et,
i Rusiiworth, part. III, t. I, p. 783.— Clarendon, Hiat. of the rehelL, t. IV, p. 258. — William Lilly, Observations on the life and death ofhing Charles, dans les Select Tracts de M. Mazèrcs, t. I,p. 176.
« Clarendon, Rist. of the rehell., i.Y , p. 2.
> Les comtes de Southampton et Borset, sir John Colepeppef, et sir William Uvedale.
* Le 25 août 1642.
» Parliam. Hist., t. II, col. 1458-1460.
' Vers le milieu de septembre.