‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 115 sur 144 · LA GUERRE CIVILE · texte numérisé non relu

LA GUERRE CIVILE

à ce brnsqiic péril : les parlcnionlaircs s'ctoniinient, les royalistes commenraicnt ;i s'agiter, le peuple avait peur. Mais la peur du peuple se tourne aisément en colère; le Parlement sut l'y pousser. Ferme et passionné dans ses actes comme dans son langage, il prit soudain des mesures de défense contre le Roi , de rigueur contre les malveillants. Quiconque était resté étranger aux contributions volontaires fut taxé et contraint ; on emprisonna les récalcitrants, on désarma les suspects : des réipiisitionsde toute sorte eurent lieu ; toutes les écuries de Ja ville et des faubourgs furent visitées ; on prit tous les chevaux propres à ser\ ir. Des fortifications s'élevèrent en hâte; une foule d'hommes, de femmes, d'enfants, y travaillaient avec ardeur; on tendait des chaînes ; on dressait des barricades dans les rues ; la milice, toujours sur pied, se tenait prête à marcher '.

Tout à coup, le 24 octobre au matin, le bruit se répandit (pi'une grande bataille avait été livrée, l'armée <lu Parlement totalement défaite, beaucoup d'ofiiciers tués et faits prisonniers : ces nouvelles venaient d'Uxbiidge, à quelques lieues de Londres; sir James Ramsey, Écossais et colonel d'un régiment de cavalerie, leg avait données, disait-on, en traversant celte ville dans sa fuite. Presque au même moment, arrivèrent d'autres nouvelles, bien différentes, mais non plus certaines; la

• May, Ilist. du Long Pari., t. Il, p. 70 — Parliam. Hist., t. II, cul. 1478-14«5.— Whitelucke, p. 60.— Clarendon, Hist. of the r#- ^eI^, t. V, p.51.

Page 1