CARACTÈRE DE LA GUERRE CIVILE
Londres, entre le Parlement et le Roi, la guerre sem« Liait languir, elle éclatait ailleurs, entre les parlementaires et les royalistes, spontanée, vive, franche, poursuivie dans chaque lieu pour le compte de ses habitants, et presque sans égard à ce qui se passait entre Oxford et la cité. Quelques mois s'étaient à peine écoulés, et déjà le royaume était couvert de confédérations guerrières, librement formées, soit dans l'intérieur d'un comté entre les hommes de même opinion , soit entre les comtés limitrophes, pour soutenir en commun leur cause. Pour première démarche, ces confédérations demandaient et recevaient, du Parlement ou du Roi, selon leur dessein, une commission pour leurs chefs, et des pouvoirs pour lever des soldats, imposer des taxes, prendre toutes les mesures qu'elles jugeraient nécessaires au succès. Elles agissaient ensuite isolément et presque à leur gré, sauf à rendre compte de temps en temps, à Oxford ou à Londres, de leur situation, de leurs actes, et à solhciter au besoin des secours ou des conseils K A défaut de telles hgues locales, quelquefois
* Les deux principales de ces confédérations furent dans le nord celle des comtés de Durham, Northumberland et Westmoreland^ pour la cause royale; et dans l'est, celle des comtés de Norfolk, Suffolk, Cambridge, Huntington, Bedford, Esseï, Lincoln et Hertford, pour la cause parlementaire. On en rencontre plusieurs autres, comme, dans le centre, celle des comtés de Northampton, Warwick, Leicester, Derby etStafford, pour le Parlement; au sud-ouest, celles des comtés de Dorset, Somerset, Devon et Cornouailles, pour le Roi , etc. — Rush-worth, part. III, t. II, p. 66, 94-9S, 119, 381.