‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 121 sur 144 · DANS LES COMTÉS · texte numérisé non relu

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pie entier, et leur influence était locale comme leurs exploits. D'ailleurs, malj^Té l'ardeur des passions, les mœurs étaient généreuses et douces : quoique la haute aristocratie fût en grand déclin, et que le pouvoir nouveau des Communes fût la vraie cause du mouvement national , c'était contre le prince et sa tyrannie que se soulevait le pays; les diverses classes de la société n'étaient point aux prises ni tourmentées du besoin de s'ojiprimer l'une l'autre pour se défendre ou s'affranchir. Des deux parts et presque en tous heux , le com mandement était aux mains d'hommes de condition à peu près égale, formés dans les mêmes habitudes, capablf s de se comprendre et de se respecter en se combattant. Licencieux,légers et pillards, les Cavaliers n'étaicut point féroces; et le peuple presbytérien conservait , au milieu de son âpre fanatisme, un respect des lois et de l'humanité dont les discordes civiles ont rarement offert l'exemjjle. Les parents, les voisins, les amis, engagés sous des drapeaux contraires, ne rompaient pas toute relation et se prêtaient assistance au besoin ; en se rencontrant les armes en main, ils se traitaient avec courtoisie, comme gens naguère en paix, et qui ne sont point séparés sans retour '. Les prisonniers étaient renvoyés d'ordinaire sous la simple obligation de ne plus servir : s il arrivait qu'on les eût laissés dans un grand dénùment, si seulement le Roi les avait vus défiler devant lui

1 Mémoires de inistiiss Ilulohinson, t. I, p. 239-342, 327-J31.— iicmoiresdti Ludluw. t. 1, p. 10y-r2(.i, dans ma. Collection,

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