‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 16 sur 144 · EXPÉDITION DE · texte numérisé non relu

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vingt à la cité de Londres; elle fit observer que , pouï repousser la flotte invincible de Philippe lî;, la reine Elisabeth avait exigé moins ; on lui répondit que « les « précédents des temps passés étaient Tobéissance et non « des objections*. » Pour justifier ce langage, on fit prêcher partout l'obéissance passive. L'archp,vêque de Cantorbéry, George Abbot, prélat populaire, refusa d'autoriser dans son diocèse la vente de ces sermons; il fut suspendu et exilé -.

On avait trop présumé des passions du peuple; il ne se laissa point persuader d'oublier sa liberté pour le service de sa foi. D'ailleurs il se méfiait de la sincérité de ce nouveau zèle ; qu'on le laissât libre, qu'on appelât le Parlement, il prêterait aux réformés du continent un bien plus ferme appui. Beaucoup de citoyens refusèrent de concourir à l'emprunt : les uns^ obscurs et faibles, furent enrôlés de force pour la flotte ou l'armée; les autres se virent jetés dans les prisons ou chargés do missions lointaines qu'il n'était point permis de repousser. Le mécontentement, sans éclater en séditions, ne se borna point à des murmures. Cinq gentilshommes, détenus sur un ordre du Conseil, réclamèrent de la Cour du banc du Roi, et comme le droit de tout Anglais, leur mise en liberté sous caution ^ Un Roi impérieux et une

1 Whitelocke, Memoriah of the English affairs, etc., p. 7, édit. in-fol. de 1682.

« Id., ihii.

3 Ils s'appelaient sir Thomas Darnel, sir John Corbet, sir Walter£%rl, sir John Heveningham et sir Edmond Hampden. Il ne

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