‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 17 sur 144 · LA ROCHELLE · texte numérisé non relu

LA ROCHELLE

«alion irritée pressaient le jugement du procès. Le Roi exigeait des juges qu'ils déclarassent, en principe, i\uq. nid liomme arrêté par son ordre ne devait être adnii? à fournir caution ; le peuple voulait savoir si toute ga- "ranlic était perdue pour les défenseurs de ses libertés. I.a Cour rejeta leur demande et les renvoya en prison, mais sans poser le principe général que souhaitait le Pioi ', Déjà les magistrats, frappés d'une double peur, n'osaient se montrer ni serviles ni justes, et pour sortir lie peine ils refusaient au despotisme leur aveu, à la liberté leur appui.

Dans son ardeur jalouse pour le maintien de tous les droits, le peuple prit sous sa protection même les soldats qui servaient d'instruments à la tyrannie. De toutes jiarts on s'était élevé contre leurs excès; pour les réprimer, la loi martiale fut mise en vigueur. On trouva mauvais qu'un pouvoir si arbitraire fût exercé sans l'adhésion du Parlement, et que des Anglais, soldats ou autres, employés à vexer ou à protéger leurs concitoyens, fussent privés des garanties de la loi.

Au milieu de cette irritation toujours impuissante, mais de plus eu plus agressive, on apprit que l'expédition envoyée au secours de la PiOchcUe, et que Buckingliam commandait en personne , venait d'échouer *,

faut pas confondre ce dernier avec son cousin John Ilainpden, plus tard si célèbre.

* 28 novembre 1027. Cobbett, Stale Trials, t. III, col. 1-09.

« 98 octobre 1027.

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