INFLUENCE DE LAUD
D.inistre à Glocester. avait soutenu que les ornements et les tableaux étaient, dans les églises, un reste d'idolâtrie : il fut jeté en prison. Peu auparavant^, la ville de frlocester lui avait accordé une rente viagère de vingt li^TCS sterling; la rente fut abolie : le maire et les officiers municipaux furent poursuivis et condamnés aune forte amende. Sorti de prison, ^Yorkman ouvrit une petite école ; Laud la fit fermer. Pour avoir de quoi vivre, le pauvre ministre se fit médecin; Laud lui interdit la médecine comme l'enseignement. Workman devint fou et mourut *.
Cependant les pompes du culte catholique rentraient en toute hâte dans les églises privées de leurs pasteurs; tandis que la persécution en éloignait les fidèles, la magnificence en ornait les mui^. On les consacrait avec appareil-, et il fallait ensuite employer la contrainte pour les remplir d'auditeurs. Laud se complaisait à régler minutieusement les détails de nouvellescérémonies, tantôt empruntées au papisme, tantôt inventées par son imagination à la fois fastueuse et rigide. De la part des nonconformistes, toute inno^ ation, la moindre dérogation aux canons ou à la hturgie étaient punies comme un crime; et Laud innovait sans consulter personne, du seul aveu du Roi, quelquefois de sa propre autorité \ Il changeait la distribution intérieure des éghses, lea
* Xeal, Hist. ofihePurit., t. II, p. 204. » It»d.,p. 190.
» Ihid., p. 2-20.