‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 53 sur 144 · TAXE DES VAISSEAUX · texte numérisé non relu

TAXE DES VAISSEAUX

Ce n'était encorp là que des martyrs populaires : aucun d'eux n était distinjxué par son nom, ses talents, sa fortune ; plusieurs étaient, avant leur procès, assez peu considérés dans leur profession ; et les opinions qu'ili? avaient soutenues n'étaient, à beaucoup d'égards, que celles de sectes fanatiques accréditées surtout dans la multitude. Fière de leur courage, elle accusa bientôt les classes supérieures de faiblesse et dapatliic : « Mainte- 0 nant, disait-on, l'honneur, qui d'ordinaire réside dans « la tète, est, comme la goutte, descendu aux pieds'. » Il n'en était rien: la noblesse de campagne et la haute bourgeoisie n'étaient pas moins irritées que le peuple; mais plus clairvoyantes et moins passionnées, elles attendaient quelque grande occasion et aussi quelque espoir fondé de succès. A ce cri public, elles s'émurent et reprirent confiance. Le moment était venu en eiïet où la nation , tout entière ébranlée, ne demandait plus que des chefs connus, graves, influents, qui résistassent, non en aventuriers ou en sectaires, mais au nom des droits et des intérêts de tout le pays.

Un gentilhomme du comté de Duckin^ham, Jolin f lampden *, donna le signal de cette résistance nationale. Avant lui, plusieurs l'avaient tenté sans succès. Ils s'étaient refusés à payer l'impôt connu sous le nom de

* Propos rapporté dans une IcUre de lord Haughton à sir Thomas Wentworth, en date du 19 mai 1027. (Straffurd's Lellert, t. 1. p. 38.)

« Né à Londres en 1694.

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