GUERRE AVEC L'ECOSSE
de faire accomplir ce qu'il avait fait adopter. Les menées des courtisans se tournèrent contre lui. Il ne put empêcher qu'un de ses ennemis personnels, sir Henri Vane, ne fût , par le crédit de la Reine, élevé au rang de secrétaire d'État ', Le public qui l'avait \u arriver avec anxiété, incertain de l'usage, qu'il ferait de son intkience, tarda peu à savoir qu'il provoquait les mesures les plus rigoureuses, et le poursuivit de ses malédictions *. Cependant la nécessité pressait. Un dél)at s'était élevé entre le Roi et lesÉcossais sur la teneur du traité de Berwick, où presque rien n'avait été réglé par écrit, et Charles fît brûler par la main du bourreau un papier qui, au dire des covenantaires, en exprimait les vraies conditions; mais il n'eut garde de rien publier lui-même pour démentir ses ennemis, car, en négociant, il avait laissé espérer ce qu'il ne voulait point accomplir ^ Irrités de ce manque de foi et exhortés par leurs amis d'Angleterre à redoubler de méfiance, le synode et le Parlement d'Ecosse, loin de rien céder de leurs prétentions, en formaient de nouvelles, et encore plus hardies. Le Parlement demandait que le Roi fût tenu de le convoquer tous les trois ans, que l'indépendance des élections et des débats fût assurée, que la lil)erté politique, ferme-
» Clarendon, Hist. ofthercbeU., t. I, p. 216.
* May, Hist. du Long Pari., t. I, p. 105, dans ma Collection.
• Id. ibid., p. 104.— Clarendon, Hist. of thc rehell., t. I, p. 214. —Rushwortb , part, II, t. II , p. 9G5.— Whitelocke, p. 30.