‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 60 sur 144 · STRAFFORD A LONDRES ,163S · texte numérisé non relu

STRAFFORD A LONDRES ,163S

ment garantie, pût veiller au maintien de la foi '. Les mots d'allcnlal à la jjrérorjalive, de souvcrainelé envahie, etc., retentirent plus vivement que jamais à la cour et dans le Conseil : a II faut, dit Stratîord, faire c( rentrer, à coups de fouet, ces gens-là dans leur bon « sens'. » La guerre fut résolue. Mais connnent la st»«tenir? Quels motifs nouveaux et plausibles en donner à la nation? Le trésor public était vide, l'épargne royale épuisée, et lopinion déjà assez puissante pour qu'on crût devoir, sinon l'écouter, du moins lui parler. Le prétexte quon cherchait se présenta. Depuis l'origine des troubles, le cardinal de Richelieu, mécontent de la cour d'Angleterre où prévalait l'influence espagnole, était en relation avec les Écossais; il entretenait auprès deux un agent, leur avait fait passer de l'argent, des armes, et promettre au besoin de plus grands secours. Une lettre des principaux chefs covenantaires fut surprise, portant pour suscriplion Au Roi, et évidemment adressée au Roi de France, dont ils soUicitaient l'appui ^ Charles et son Conseil ne doutèrent pas que cet appel à un prince étranger, haute trahison selon la loi, ne saisît toute l'Angleterre d'une

« Rushworth, part. II, t. II, p. 992-1015.

> Strafford's Letters, t. II, p. 138-158.

» Clarendon, Eist. of the rebell., t. I. p. 217. — Whifeloclie p. 31. — Voyez surtout les pièces publiées à ce sujet par M. Mazure,à la suite de son Histoire de la révolution de 1G88, t.III, p, 402, note 4. Elles prouvent évidemment, contre l'opinion de Hume, deMM.Laing, Brodie, etc., que la lettre des chefs écossais fut effectivement envoyée au roi de France et lui parvint, quoique Charles réussît à en intercepter une copie.

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