CONVOCATION D'UN PARLEMENT
indii^maiion égale à la leur : c'était assez, i)cnsaient-ils, pour convaincre tous les esprits de la légitimité de la guerre. Dans cette confiance, qui servait de voile au dur joug de la nécessité, la convocation d'un Parlement fut décidée ; et en attendant qu'il se réunît, Strairord repassa en Irlande ' pour obtenir aussi, des Chambres de ce royaume, des subsides et des soldats.
A la nouvelle qu'un Parlement était convoqué, l'Angleterre fut étonnée : elle avait cessé dcspércr une réforme légale, et c'était pourtant la seule à laciuclle elle eût songé. Quelque fût son mécontentement, tout dessein violent était étranger à la nation. Les sectaires, en certains lieux la multitude, et quelques bommcs déjà compromis comme chefs des partis naissants, nourrissaient seuls des passions plus sombres ou des pensées plus étendues. Le public les avait approuvés et soutenus dans leur résistance, mais sans ^associer à d'autres projets, sans même leur en supposer. De longs revers avaient mis beaucoup de bons citoyens en doute, sinon sur la légitimité, du moins sur la convenance de l'ardeur et de l'obstination des derniers Parlements. On rapi)elait lans blâme, mais avec regret, la rudesse de leur langage et le désordre des scènes qui les avaient agités : on se promettait plus de prudence. Sous l'intluence de celle disposition, les élections formèrent une Chambre des Conununes contiaire à la cour, décidée à redresser les griefs publics, et où prirent place tous les honnucs
* Le 16 mars IGIO.