NOMBREUSES ET PROMPTES
puissance des comités fut illimitée ; personne n'eut le droit d'y opposer même le silence, et les membres mêmes du conseil privé furent tenus de répondre sur ce qui s'était passé dans son sein*.
A l'improbation des actes se joignit la proscription générale des auteurs. Tout agent de la couronne, quel que fût son rang, qui avait pris part à l'exécution des mesures réprouvées, fut marqué du nom de délinquant ^ Dans chaque comté, une liste des délinquants fut dressée. Aucune peine uniforme et définitive ne fut portée contre eux; mais ils pouvaient chaque jour, au gré de la Chambre, au moindre prétexte de nouvelle défaveur, être appelés devant elle, et punis par des amendes, l'emprisonnement ou la confiscation.
En vérifiant ses propres élections, la Chambre déclara indigne de siéger sur ses bancs quiconque avait eu part à quelque monopole *. Quatre membres furent exclus à ce titre *. Plusieurs le furent également sous prétexte de quelque irrégularité, mais au fond sans motif légal, et parce qu'on se méfiait de leurs opinions. Deux des monopoleurs les plus décriés, sir Henri Mildmay et M. Whitaker, furent admis sans obstacle; ils s'étaient donnés au pouvoir nouveau ^
* Clarendon, Hist. of thc rehell.j t, II, p. 43. « Id.,ibid.,p.U.
3 Le 9 novembre 1640.
• Le 21 janvier 1641.
fi Parliam. Hist., t. II, col. 631, 650, 707.— Clarendon, U^^i. of iherehell.ji. II, p, 13.