‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 74 sur 144 · S64 LE PARLEMENT PREND · texte numérisé non relu

S64 LE PARLEMENT PREND

retour, une foule immense se porta au-devant d'eux; partout, sur leur passage, les rues furent pavoisées, les routes jonchées de romarin et de laurier*. Les transports du peuple, rabattement du Roi, tout poussait les Communes à prendre seules les rênes de lÉtat, toul concourait à les ériger en pouvoir souverain.

Leur premier essai dans la réforme des institutions proclama, sinon leur souveraineté, du moins leur complète indépendance. Un bill fut proposé *, qui prescrivait, de trois en trois ans au plus tard, la convocation d'un Parlement. Si le Roi ne le convoquait pas, douze pairs, réunis à ^yestminster, pouvaient l'appeler sans son concours. Au défaut des pairs, les shériffs et les officiers municipaux étaient tenus de procéder aux élections. Si les shériffs négligeaient d'y pourvoir, les citoyens avaient droit de s'assembler et d'élire leurs député?. Nul Parlement ne pouvait être dissous ni ajourné, sans l'aveu des deux Chambres, que cinquante jours après sa réunion ; et aux Chambres seules appartenait le choix définitif de leur orateur ^ Au premier bruit de ce bill, le Roi sortit du silence où il s'était renfermé; il appelâtes deux Chambres à ^yllitehall * i « J'approuve, leur dit-il, la fréquente convocation des « Parlements; c'est, j'en conviens, le meilleur moyen

1 May, Hist. du Long Parl.jt. I, p. 157, dans ma CoUecHon. -» Whitelocke, p. 37.

« Le 19 janvier 1641.

3 Rushworth, part. III, t. I, p. 189.

* Le 23 ianvior 1641. Parliam. Hist., t. II, col. 710-712.

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