‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 75 sur 144 · TOUS LES POUVOIRS · texte numérisé non relu

TOUS LES POUVOIRS

« de maintenir, entre moi et mon peuple, l'harmonie « que je désire tant. iMais qu'on remette à des sliériifs, « à des constables, et je ne sais à qui, le droit de faire « mon office, c'est à quoi je ne puis consentir. » Les Chambres ne virent, dans ces paroles, qu'un nouveau motif de presser l'adoption du bill; nul n'osait conseiller au Roi de le refuser ; il se résigna, mais crut devoir à sa dignité de témoigner toute son humeur : « Après ce que je vous accorde, dit-il, je ne vois pas ce « i[uc nous pourrions, vous me demander, moi vous « refuser. Jusqu'ici, à vrai dire, vous m'avez peu encou- « ragé à vous faire tant de grâce ; vous ne vous êtes « occupés que de ce qui vous touche, nullement de moi « et de la force du royaume ; vous avez mis le gouver- « nement en pièces, et je puis dire qu'il est presque hors a des gonds. Maintenant vous reconnaîtrez, j'espère, « ({ue j'ai tenu tout ce que j'avais promis, et vous son- « gérez à faire aussi votre devoir K »

Les Chambres votèrent des remercîments au Roi, et poursuivirent aussitôt la réforme, en demandant, par des motions successives, l'abolition de la Chambre étoilée, de la cour du Nord, de la cour de haute commission ecclésiastique, de tous les tribunaux d'exception *.

Nul ne repoussait ces propositions; l'exposé des griefs tenait heu de débat. Les hommes mêmes qui commençaient à craindre un mouvement déréglé et leg

i Le 16 février 1641. rarliam. Ilist., t. II, col. 710-717. > Ibid., co\. 717,722,760.

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