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peuple : « Je souhaite, dit-il, à ce royaume toutes les « prospérités de la terre : vivant, je l'ai toujours fait ; « mourant, c'est mon seul vœu. Mais je supplie chacun « de ceux qui m'écoutent d'examiner sérieusement, et « la main sur le cœur, si le début de la réformation « d'un royaume doit être écrit en caractères de sang; « pensez-y bien en rentrant chez vous. A Dieu ne plaise « que la moindre goutte de mon sang retombe sur au- « cun de vous! Mais je crains que vous ne soyez dans « une mauvaise voie. » 11 s'agenouilla de nouveau et pria un quart d'heure; puis, se tournant vers ses amis, il prit congé de tous, serrant à chacun la main et leur donnant quelques conseils : « J'ai presque fini, leur dit- « il; un seul coup va rendre ma femme veuve, mes 0 chers enfants orphelins, mes pauvres serviteurs sans « maître; que Dieu soit avec vous et avec eux tous! « Grâce à lui, ajouta-t-il en se déshabillant, j'ôte mon « habit, le cœur aussi tranquille qu'en le quittant « pour dormir. r> 11 appela le bourreau, lui pardonna, pria encore un moment, posa sa tôle sur le billot et donna lui-même le signal. Sa tête tomba; le bourreau la montra au peui^lc en criant : « Dieu sauve le Roi ! » De violentes acclamations éclatèrent; i)lusieurs bandes se répandirent dans la cité, célébrant à grands cris leur victoire; d'autres se retirèrent silencieusement, pleins de doute et d'inquiétude sur la justice du vœu qu'ils venaient de voir accomph '.
' Slate-Triah , t. III, col. lôil et 3Uiv. — Mémoires de Warwick, p. 146, dans maCoUeclwii