‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 88 sur 144 · DE NOUVEAUX CONSEILLERS · texte numérisé non relu

DE NOUVEAUX CONSEILLERS

ment sans affection et sans espoir. Il fut nommé secrétaire d'État. Colepepper, bien moins influent, mais distingué par sa hardiesse et les ressources de son esprit dans les débats, devint chancelier de l'Échiquier. Hyde seul, contre le vœu du Roi, refusa obstinément toute charge, non par crainte, mais par prudence, et jugeant qu'il le servirait mieux en gardant l'indépendance extérieure de sa position. Les trois amis entreprirent de gouverner les atîaircs du Roi dans la Chambre, et Charles promit de n'y rien tenter sans leur conseil *.

En même temps d'autres serviteurs, moins utiles et plus empressés, accouraient vers lui de tous les points du royaume, pour défendre son honneur et sa vie, menacés, disait-on, par le Parlement. Malgré la décadence du régime féodal, les sentiments qu'il avait fait naître animaient encore beaucoup de gcntilsliommes. Oisifs dans leurs châteaux, peu accoutumés à léflécliir et à débattre, ils méprisaient ces bourgeois parleurs et raisonneurs, dont la sombre croyance proscrivait le vin, les jeux, les plaisirs de la vieille Angleterre, et qui prétendaient dominer le Roi que leurs pères n'avaient pas eu même l'honneur de servir. Fiers des souvenirs de leur propre indépendance, ils s'inquiétaient peu des besoins nouveaux de la liberté pubh'(jue. Connue le peuple, ils avaient niurnuu'é contre la cour et la tyran-

• Clarendon, Hist. of tltc rehdl. , t. II , -JDT et suiv. — ,Utm7j>cs, t. I, j). liO, dans ma Collection. — Mémoires de VV'arwick,p, ldi|

ibid.

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