‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 92 sur 144 · AGITATION DE LA · texte numérisé non relu

AGITATION DE LA

'en prévalant peut-être pour abandonner sans honte une cause perdue, leurs amis mêmes se turent; une seule voix s'éleva en leur faveur, disant que ce n'était pas devant des juges, mais à Bedlam qu'il fallait les envoyer K La Chambre haute admit l'accusation, et les fit mettre à la Tour. Prompts à saisir une si bonne chance, les chefs des Communes poussèrent vivement toutes leurs attaques. On s'était déjà plaint de la déclaration du Roi au sujet du bill sur la presse comme destructive des privilèges de la Chambre, qui ne permettaient pas qu'il prît connaissance d'un bill pendant le débat *; on insista sur la nécessité de garantir fermement ces privilèges, seule ancre de salut au milieu de tant de périls. On s'éleva contre la remise de la Tour à sir Thomas Lunsford, homme décrié, sans fortune, sans piété, sans mœurs, connu seulement par ses violences contre le peuple, et capable des plus pernicieux desseins. Déjà, dit-on, l'alarme était telle dans la Cité que les marchands et les étrangers ne déposaient plus leurs lingots à la Tour. On demanda la nomination d'un autre gouverneur. Lord Digby, devenu le plus intime confident du Roi, fut dénoncé pour avoir dit que le Parlement n'était pas libre ^ Enfin quelques bruits même coururent que la Reine pourrait bien être accusée de haute trahison *. Le Roi parut céder; il ne fit, en faveur des évêques,

1 Clarendon, Jfisf. of the rehelL, t. II, p. 315-323.

* Le 14 décembre 1641.

3 parliam. H.kt., t. II, coL 9G9, 982, 1002.

* Clarendon, Uist. ofthe rebelL, t. III, p. 8i.

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