CHAMBRE DES COMMUNES
aucune démarche , refîra à Liinsford le gouvernement de la Tour pour le donner à sir John Byron, homme grave et estimé ', ne parla plus des émeutes, ne se plaignit point des derniers débats. Cependant de secrets rapports, de vagues propos inquiétaient la Chambre. La Reine, silencieuse et réservée, semblait animée de quelque espérance ; lord Digby, dont on connaissait la témérité présomptueuse, la voyait fréquemment, et chaque jour avec plus d'intimité, ainsi que le Roi. L'affluence des Cavaliers à Whitchall redoublait. Sans expliquer leurs craintes, les Communes, par un message, redemandèrent de nouveau leur garde '. Le Roi ne répondit point, disant qu'il voulait avoir leur pétition par écrit. Sur ce délai , les Communes firent apporter des armes dans leur salle, comme assurées d'un prochain danger. Trois jours après arriva la réponse. C'était un refus terminé par ces paroles : « Je m'engage solennellement, a surlhonneur d'un Roi, à vous préserver, tous et cha- « cun de vous, de touie violence, avec autant de soin « que j'en pourrais prendre pour ma propre sûreté et a celle de mes enfants. » Mais la Cliambre, toujours plus alarmée , enjoignit au lord maire , aux shériffs et au conseil commun, de tenir sur pied les milices de Londres, et de placer de fortes gardes sur divers points de la cité '.
» Clarendon, Uist. ofthe rebell., t. II, p. 326. ■ Le 31 décembre 1G41.
• Parliam. Hist., t. II, col. 1002-lOOi — Rushworth, part. III, l. I, p 471. — Journals ofthe House ofCo\nmons, 3janvier 1642.