‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 96 sur 144 · IRRITATION DE LA · texte numérisé non relu

IRRITATION DE LA

« Qii*avons-noiis à faire de ces gcns-là? Qu'on Ie« « amène et qu'ils soient pendus, » Quelques-uns même avaient demandé : « Quand viendra donc l'ordre? » comme s'attendant à quelque sanglant éclat; et ces propos, rapidement propagés, répandaient partout la même indignation '. Les cinq membres s'étaient retirés dans la cité; les citoyens prirent soudain les armes; le lord maire tenta vainement de les calmer; de fortes patrouilles se formaient spontanément pour la sûreté commune; et pendant toute la soirée, des bandes d'apprentis errèrent dans les rues, criant de porte en porte que les Cavaliers allaient venir mettre le feu à la cité; quelques-uns même ajoutaient que le Roi devait les commander^.

L'agitation n'était pas moindre dans Whiteliall : le Roi et la Reine avaient fondé sur ce coup d'État les plus hautes espérances; c'était depuis quelque temps, dans le secret des conférences domestiques avec leurs plus intimes affidés, l'occupation de toutes leurs pensées, le sujet de tous leurs entretiens. Le matin même, au moment de son départ, Charles, en embrassant sa femme, lui avait promis que, dans une heure, il retiendrait maître enfin de son rc^aume, et la Reine, sa montre à la main, avait compté les minutes, en attendant son retour ^ Tout avait échoué, et quoique le Roi

1 Rushworth, part. III, 1. 1, p. 484-486. — Mémoires de Ludlow t. I, p. 30-32, dans ma Collection.

2 Clarendon, Hist. of therehell., t. II, p. 332.

» Mémoire* de madame de Motteville, t. I, p. 265.

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