‹ Histoire de Charles IerChapitre 115 sur 151 · AU ROI (JUIN · texte numérisé non relu

AU ROI (JUIN

officiellement rapporté ', et, trois jours après, une motion positive eut lieu dans la Chambre des Communes pour que sans délai un nouveau traité lui fût offert.

Mais les indépendants aussi avaient repris confiance ; fiers du succès de leurs soldats, ils repoussèrent violemment la motion. « Aucun temps, aucun lieu, dit Scott, « ne convient pour traiter avec un prince si perfide et « si implacable; il sera toujours trop tôt ou trop tard, a Quiconque tire l'épée contre le Roi doit jeter au feu le a fourreau : toute paix avec lui serait la ruine des gens a de bien. » Les presbytériens ne prirent point la défense du Roi ; mais ils s'élevèrent contre ces prétendus gens de bien que la paix devait ruiner, en effet, car la guerre faisait leur fortune : « Le peuple , dirent-ils, que a la guerre a ruiné, ne veut plus servir d'aliment à ce « feu où vivent seules ces salamandres; il ne veut plus « nourrir de son sang et de sa moelle ces sangsues qu'on « appelle l'armée, et qu'il n'avait prises que pour son « service. » On demanda en quel lieu (h3vraient se rouvrir les négociations : les presbytériens voulaient Londres ou quelque château peu éloigné ; les indépendants l'île de Wight oiî Charles était en leur pouvoir . (( Si vous traitez au milieu de Londres, dit Scott, qui « peut vous garantir que la cité ne fera pas elle-même a sa paix avec cet enragé de Roi, en lui livrant vos têtes « en sacrifice, comme les Samaritains livrèrent à Jéhu « celles des soixante-dix fils d'Achab ? Si le Roi s'établit

» ParUam.Hist., t. III, col. 921.

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