LE PARLEMENT
« minstcr que de les traiter comme s'ils étaient encore 0 une portion du Parlement; tant qu'ils siégeront dans « cette enceinte, ils en usurperont le pouvoir. L'acte « par lequel j'ai promis de ne les dissoudre que de leur a propre aveu est, m'assure-t-on, nul de plein droit, cai « je ne saurais abolir ainsi les prérogatives de la cou- « ronne ; j'en \eux user enfin. Qu'on prépare une pro- « clamation qui , dès ce moment, déclare les Chambres « dissoutes, et défende expressément, à elles de se ras- « sembler, à qui que ce soit de les reconnaître ou de « leur obéir. » Hyde écoutait a\ec surprise et anxiété, car l'idée seule d'une telle mesure lui semblait insensée. « Je VOIS, dit-il, que Votre Majesté a profondément con» « sidéré cette question; pourmoi, j'y suis tout nouveau, « et elle exige le plus sérieux examen : je dirai seule- « ment que je ne comprends guère comment, de la part « de Votre Majesté, la défense de se réunir à Westminster « empêcherait un seul homme de s'y rendre, et poiu'tant « le royaume en prendra à coup sûr un violent ombrage. « Il se peut que l'acte dont parle Votre Majesté soit nul « en effet, et je suis enclin à le penser; mais tant que « le Parlement, revenu de ses erreurs ou réprimé « dans sa rébellion, ne l'aura pas déclaré lui-même, « aucun juge, aucun sim[)lc citoyen n'oserait soutenir 0 un tel avis. Or on a beaucoup dit que telle était au « fond la pensée de Votre Majesté; qu'au nom du même « droit elle nourrissait l'espoir d3 rapporter un jour, de « la même manière, tous les autres actes de ce Parle- « ment; et déjà ce bruit seul, qu'elle a toujours soi-