‹ Histoire de Charles IerChapitre 24 sur 151 · JUILLET · texte numérisé non relu

JUILLET

aux Iroiipcs de marcher sur l'ennemi qui se relirait. Elles atteignirent promptement son arrière-garde -, de part et d'autre on s'arrêta, on rappela tous les corps, on se disposa au combat. Presque à portée de mousquet, séparées seulement par quelques fossés, les deux armées passèrent cependant deux heures immobiles et dans un silence profond, attendant l'une et l'autre qu'on \înt l'attaquer.» « Quel poste me destine Votre « Altesse? » demanda Newcastle au prince. — « Je ne « compte pas engager l'action avant demain matin, lui « dit Robert; vous pouvez vous reposer jusque-là. » Newcastle alla s'enfermer dans sa voiture. A peine y était-il établi que la mousqueterie lui apprit que la bataille commençait; il s'y porta soudain, sans commandement, à la tète de quelques gentilshommes offensés et volontaires comme lui. En peu d'instants un désordre elTroyablc couvrit la plaine; les deux armées s'assaillirent, s'enfoncèrent, se mêlèrent [)res(iue au hasard ; parlementaires et royalistes, cavaliers et fantassins, ofOciers et soldats erraient sur le champ de bataille,

mellement au prince Robert de livrer bataille, ou s'il pouvait a'en dispenser : débat puéril , car, à coup sûr, si Robert avait pensé, comme Newcastle, qu'il ne fallait pas hasarder la bataille, il aurait eu tort de se conformer h des ordres donnés de loin et au hasard. Du reste, quoi qu'en aient dit récemment MM. Brodie et Lingard (Hist. of the British empire, etc., t. III, l>. 4.11 ; Ilist. ofEnijlandj t.X, p. 252), il s'en faut beaucoup que la lettre du Roi contienne un ordre positif : elle est évidemment écrite dans la persuasion que le siège d'York ne peut éire levé sans combat; et c'est en ce sens qu'elle dit qu'une victoire est indispensable. Voy. les Èclaircissenients et Pièces historiques, n° II.

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