‹ Histoire de Charles IerChapitre 35 sur 151 · A OXFORD (NOVEMBRE · texte numérisé non relu

A OXFORD (NOVEMBRE

4 nous a amenés, sire, est un peu plus grave qu'une « chanson. — Je le sais; mais, je \ous le répèle, vous a m'avez dit que vous n'aviez i)oint de pouvoirs pour « traiter; ma mémoire est aussi bonne que la vôtre; « vous n'avez été chargés que de me remettre les pro- « positions : un postillon en eût fait autant que vous. « — J'espère que Votre Majesté ne nous prend pas pour « des postillons. — Je ne dis pas cela ; mais, encore une « fois, ceci est ma réponse, vous devez la prendre; je « ne suis tenu à rien de plus. » De moment en moment la conversation devenait plus aigre ; Hollis et Pierpoint essayèrent en vain de faire dire au Roi qu'il adressait aux deux Chambres son message. Les commissaires se décidèrent enfin à le recevoir dans cette forme, et sortirent. Dans la soirée, M. Ashburnham, valet de chambre du Roi, vint les trouver. « Sa Majesté s'est aperçue, leur « dit-il, que, d.ns un moment d'humeur^ quelques « paroles dont on pourrait s'offenser lui sont échappées. « Elle m'a ordonné de vous assurer que telle n'avait a point été sou intention, et elle désire que vous en « soyez bien convaincus. » Les commissaires protestèrent de leur respectueuse déférence aux paroles du Roi, et reprirent la route de Londres, suivis d'un trompette chargé de recevoir la réponse du Parlement au papier cacheté dont il était porteur *•

1 Rushworth, part. III, t. II, p. 843. —ParliaiH. Bist,, i. III, co!. 309-31-2. — Whitelockc, p. 110. Le rapport de lord Denbigh elle récit de Whitelocke, tous deux témoins oculaires, offrent en ceci des différences importantes, mais qui s'expliquent par 1«

Page 1