‹ Histoire de Charles IerChapitre 4 sur 151 · FORMATION DU PARTI · texte numérisé non relu

FORMATION DU PARTI

le droit de tout juger, de tout dominer, et la prenant seule pour guide, clierclièrent à tout prix, les philosophes la vérité, les enthousiastes le Seigneur, les libertins le ■uccès. Institutions, lois, coutumes, événements, tout fut ommé de se régler selon le raisonnement ou la volonté '.e l'homme: tout devint matière de combinaisons nouvelles, de créations savantes, et dans ce hardi travail tout parut légitime sur la foi duu principe ou d'une extaxe, ou au nom de la nécessité. Les presbytériens proscrivaient dans l'Église la royauté et l'aristocratie : pourquoi les conserver dans l'État •? Les réfurmaîeurs politiques avaient laissé entrevoir qu'en définitive, lorsque le Roi ou les Lords sobstinaient à refuser leur adhésion, la volonté des Communes devait l'emporter : pourquoi ne pas le dire hautement "^ Pourquoi n'invoquer la souveraineté du peuple qu'eu désespoir de cause et pour légitimer la résistance, quand elle doit servir de base au gouvernement lui-même et légitimer d'avance le pouvoir? Après avoir secoué le joug du clergé romain, du clergé épiscopal, on était près de subir celui du clergé presbytérien : à quoi bon un clergé ? De quel droit les prêtres forment-ils un corps permanent, riche, indépendant, autorisé à réclamer le bras du magistrat? Que toute juridiction, même la faculté d'excommunier, leur soit retirée ; que les moyens de persuasion, la prédication, l'enseignement, la prière, leur restent seuls, et tout abus du pouvoir spirituel, tout embarras pour le concilier avec le pouA'oir civil, cesseront aussitôt. Dans les fidèles d'ailleurs^ non dans les prêtres, réside le

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